Les articles

Mesures d'urgence : coordonner en temps de crise

Texte : Marie-Line Bénard Cyr

La pandémie de COVID-19 est l’exemple parfait pour démontrer le caractère important des mesures d’urgence qui, souvent dans l’ombre, jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de grandes organisations comme la nôtre. 

De façon générale, le mandat du service est de préparer l’établissement à parer à toute éventualité en cas de sinistre (incendie, évacuation, déversements, pannes, etc.) en planifiant les étapes à suivre en cas d’urgence et en réalisant des actions de prévention et de formation. « Quatre-vingt-dix pour cent du travail se fait en planification, et seulement 10 % en résolution de problèmes », précise Grégoire Dumas, coordonnateur des mesures d’urgence au CHU Sainte-Justine. 

Habituellement, les interventions sont circonscrites dans le temps : une ou deux journées, puis le problème est réglé. Sauf que dans le cas de la pandémie, la crise se déroule en continu. 

En marche dès janvier 

Dès la fin du mois de janvier dernier, alors que la COVID-19 était encore loin de nous, la sécurité civile du ministère de la Santé et des Services sociaux demande aux organisations de vérifier si leurs plans sont à jour et de commencer à se préparer à l’arrivée potentielle de patients atteints du virus. C’est ce que notre établissement fait — le train est en marche. 

Des comités et des groupes de travail voient le jour, d’abord par secteurs. Pendant six semaines, le Comité sur les maladies respiratoires sévères infectieuses (MRSI), piloté par la Direction des services professionnels, en collaboration avec le Service de prévention des infections et les mesures d’urgence, prépare le terrain. Il décide des premières actions à mettre en oeuvre, définit les éléments à anticiper, met à jour le plan de contingence pour le trajet des patients, s’assure de l’approvisionnement en équipements de protection, prépare le triage aux entrées, veille à la sécurité de tous, et ainsi de suite. Le mot d’ordre est donné : se préparer au pire. 

Les mesures d'urgence entrent résolument en jeu

Puis, à la fin février, devant l’évolution de la situation, l’organisation se place en « mode mesures d’urgence » : l’ensemble des directeurs font maintenant partie prenante du Comité de coordination des mesures d’urgence (CCMU) pour partager quotidiennement l’information, prendre toutes les décisions et coordonner les actions. 

Une simulation des décisions à prendre advenant l’arrivée d’un enfant qui présente des symptômes de la COVID-19 est organisée, en présence des responsables des divers secteurs névralgiques, afin que chacun soit prêt en cas de besoin. 

C’est aussi dans le cadre du CCMU qu’à la mi-mars, afin de concentrer les efforts de l’organisation, la décision est prise de réduire ou d’arrêter toutes les activités qui ne sont pas en lien avec la COVID-19. 

Structure de coordination, plan de continuité des services, plan de délestage des activités, organisation de l’aide pour soutenir les CHSLD et les cliniques de dépistage et ouverture de l’unité de soins COVID-19 sont autant de fonctions assumées par le CCMU durant cette crise. 

Un rôle de coordination

En plus de prévoir tous les scénarios possibles et de planifier rigoureusement les choses, les mesures d’urgence jouent un rôle important de coordination. « On s’inspire des pompiers, de l’armée, des structures de sécurité civile, explique Grégoire Dumas. On s’assure de la bonne coordination entre les différents groupes. La clé, c’est que tout le monde connaisse la structure de fonctionnement et son propre rôle, suive le plan de match, collabore et communique », précise-t-il. 

Et c’est exactement ce qui se passe au CHU Sainte-Justine. C’est d’ailleurs avec fierté que le coordonnateur salue la résilience et la capacité d’adaptation dont les équipes continuent de faire preuve, malgré le caractère continu et changeant de cette pandémie. 



Les articles
À propos de cette page
Mise à jour le 21 septembre 2020
Créée le 21 septembre 2020
Signaler ou faire une remarque
 

Chaque dollar compte !

Merci de votre générosité.

Ce sont les donateurs comme vous qui nous permettent d’accélérer la recherche, de guérir, à chaque année, plus d’enfants et continuer d’offrir un des meilleurs niveaux de santé au monde.

Il est également possible de donner par la poste ou de donner par téléphone au numéro sans frais

1-888-235-DONS (3667)

Nous contacter

514 345-4931

Légal

© 2006-2014 CHU Sainte-Justine.
Tous droits réservés. 
Avis légaux  Confidentialité  Sécurité  Crédits

Avertissement

Les informations contenues dans le site « CHU Sainte-Justine » ne doivent pas être utilisées comme un substitut aux conseils d’un médecin dûment qualifié et autorisé ou d’un autre professionnel de la santé. Les informations fournies ici le sont à des fins exclusivement éducatives et informatives.

Consultez votre médecin si vous croyez être malade ou composez le 911 pour toute urgence médicale.

CHU Sainte-Justine