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Quand l'hôpital se transforme

Texte : Emilie Trempe

En février dernier, pendant que les yeux étaient rivés vers la Chine, le CHU Sainte-Justine se mobilisait pour se préparer à affronter cette épidémie qui menaçait de toucher le Québec et notre établissement. Pendant qu’on découvrait ce nouveau coronavirus, qu’on en apprenait sur ses particularités et son mode de transmission, les équipes élaboraient des plans d’action pour rendre l’hôpital sécuritaire.

Avec l’expérience qui se vivait ailleurs dans le monde, notre établissement s’est préparé avec la conviction qu’il valait mieux en faire plus que moins pour créer un environnement qui répond aux plus hautes normes en matière de prévention des infections.

La pandémie actuelle n’est pas la première que vit le CHU Sainte-Justine, mais l’avancée des connaissances a entraîné de nombreuses modifications dans nos installations. Avant le coronavirus, nous n’avions jamais parlé de distanciation physique pour limiter les risques de transmission. Cet élément a eu un impact important sur les décisions  crises au chapitre de l’aménagement des espaces.

De l'espace pour accueillir les patients

Nommé centre hospitalier désigné pour la clientèle pédiatrique, le CHU Sainte-Justine a dû rapidement aménager une unité d’hospitalisation pour être en mesure d’accueillir les patients atteints de la COVID-19. C’est le 7e bloc 6 qui a été choisi. Cette ancienne unité des maladies infectieuses était toute désignée, puisqu’on y trouvait déjà des chambres à pression négative. En quelques jours seulement, les équipes de la Direction des services techniques et de l’hébergement (DSTH) ont déménagé les bureaux du Centre de coordination des activités réseau (CCAR) qui occupaient ces espaces, rééquipé les chambres, rafraîchi et réparé le nécessaire pour offrir un environnement adéquat et sécuritaire pour les patients et le  personnel.

Même si peu d’enfants étaient gravement affectés par la COVID-19, il fallait tout de même se préparer au pire et anticiper une arrivée massive de patients, dans le cas où la réalité québécoise serait différente. La mobilisation et la disponibilité des équipes ont permis de réaliser ce projet dans des temps records. Les ressources n’ont pas hésité à travailler au-delà de leurs heures habituelles – le soir et les fins de semaine – pour y arriver. Avec l’installation d’une clinique de dépistage de type « service au volant » dans le stationnement arrière, les équipes de la DSTH ont relevé un nouveau défi afin de trouver les meilleurs moyens pour offrir un environnement confortable et sécuritaire au personnel de la clinique. L’installation d’un abri extérieur nécessitait de chauffer l’espace et d’y installer des panneaux d’alimentation électrique. Compte tenu de la fermeture de plusieurs fournisseurs et de l’urgence de la situation, les employés ont dû faire preuve de débrouillardise et se rendre eux-mêmes dans les quincailleries pour se procurer le matériel nécessaire.

Froid, tiède ou chaud?

Les particularités de l’épidémie de coronavirus et la rapidité avec laquelle elle s’est propagée ont entraîné une réorganisation des soins pour diminuer les risques de transmission. Dès la mi-mars, des discussions ont été entamées afin de déterminer le meilleur processus à mettre en place pour recevoir les patients atteints de la COVID-19 sans en contaminer d’autres. La cellule clinique accompagnée par l’équipe de prévention des infections et le bureau de projet ont rapidement décidé de diviser l’hôpital en trois zones afin de recevoir adéquatement la clientèle en fonction de sa situation. Les différents secteurs ont déterminé les besoins de leur unité et établi les différentes zones et les processus associés.

Le réaménagement du CHU Sainte-Justine en zones a demandé aux gestionnaires cliniques de trouver des solutions aux enjeux de soins, et aux équipes de la DSTH de faire preuve d’une grande créativité pour revoir les installations selon les nouvelles consignes. Les aménagements nécessaires dans les différentes zones ont été dictés par les principes de la prévention des infections. Les zones devaient être flexibles. À ce moment, il était difficile de prévoir le nombre de patients qui allait être accueilli dans chacune des zones, et les consignes changeaient régulièrement.

Environ trois semaines après le début des discussions, et grâce à la collaboration des équipes cliniques, de la prévention des infections, du bureau de projet, de la Direction des ressources informationnelles,  tratégies numériques et génie biomédical et grâce au savoir-faire et à la débrouillardise des équipes de la DSTH, l’hôpital était réaménagé en zones froide, tiède et chaude afin d’assurer des regroupements sécuritaires pour les patients. Il faut également souligner le travail de l’équipe des communications qui a créé une signalisation claire et qui a fait et refait les plans de déplacement, en fonction des ajustements demandés.

Des équipes en demande

Les différentes équipes de la DSTH ont l’habitude de répondre à plusieurs demandes, mais la période que nous venons de vivre est tout de même sans précédent. Les menuisiers, les ouvriers de maintenance, les électriciens, les peintres et l’équipe des déménagements ont dû redoubler d’ardeur pour contribuer à créer un environnement sécuritaire, d’autant plus que les ressources extérieures n’étaient plus disponibles pendant le confinement. La construction de sas à l’urgence et au bloc opératoire, le réaménagement du 6e bloc 6 pour recevoir la clientèle psychiatrique atteinte de la COVID-19, la modification de systèmes de ventilation pour créer des chambres à pression négative font partie des travaux réalisés. Sans oublier l’installation d’une centaine de panneaux de plexiglas et de distributeurs de solution désinfectante pour répondre aux règles de la prévention des infections.

Le CHU Sainte-Justine a été proactif et les résultats démontrent que les mesures mises en place ont permis de créer un environnement sécuritaire tant pour les patients que pour le personnel. La pandémie n’étant pas terminée, il est fort possible que les aménagements physiques mis en place au cours de cette première vague le restent pour un bon moment. Le coronavirus laissera sa trace au CHU Sainte-Justine et certaines installations seront certainement un héritage de son passage parmi nous.



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Mise à jour le 21 septembre 2020
Créée le 21 septembre 2020
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