Centre de recherche
mercredi 4 mars 2009
Communiqué de presse

Prédire, dès la maternelle, des problèmes de jeux d’argent chez des enfants de sixième année.

Montréal, 4 mars 2009 - Pour la première fois, des chercheurs canadiens ont découvert un lien entre les comportements d’hyperactivité et d’inattention observés chez des enfants de maternelle, et un risque plus élevé de s’adonner à des jeux d’argent dès la fin du primaire, soit vers l’âge de 11 ans.

Les résultats de cette étude, dirigée par le Dre Linda Pagani, chercheuse au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et à l’Ecole de psychoéducation de l’Université de Montréal, sont publiés dans le volume 163 (#3) de mars 2009 de la revue Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.

« Nous savons depuis un certain temps que les personnes qui commencent à jouer à des jeux d’argent pendant leur jeunesse sont plus à risque de développer de graves problèmes reliés à cette activité à l’âge adulte. Ce fait clinique nous a amenés à nous intéresser de plus près à la pratique de jeux d’argent chez les jeunes. La question clé pourrait être de découvrir ce qui précède le jeu d’argent chez les jeunes?» commente le Dre Pagani.

Méthodologie de la recherche

Initiée en 1999, cette étude prospective et longitudinale a été menée auprès d’une population de 163 enfants montréalais de maternelle, âgés en moyenne de 5,5 ans. Au début de l’année scolaire, les enseignants ont rempli un questionnaire visant à évaluer chez ces enfants divers comportements tels l’inattention, la distraction et l’hyperactivité.

Six ans plus tard, les enfants, âgés alors en moyenne de 11,5 ans, ont répondu, lors d’un entretien téléphonique, à des questions visant à savoir s’ils jouaient et à quelle fréquence, au bingo, à des jeux vidéos ou à des jeux de vidéo poker pour de l’argent ou s’ils pariaient lors de compétitions sportives.

«Afin d’établir une continuité dans le développement, nous devons faire des liens entre les problèmes observés d’une période de l’enfance à une autre. Ainsi, des comportements impulsifs tels l’inattention, la distraction et l’hyperactivité pourraient être des précurseurs à une participation aux jeux d’argent, plus tard dans l’enfance,.» poursuit Dre Pagani.

Cette recherche est également unique parce que les chercheurs ont eu l’opportunité d’avoir recours à un échantillonnage d’enfants dont la pratique de jeux d’argent a été auto-révélée à l’âge de 11 ans, ce qui constitue le plus jeune échantillon à ce jour.

Un enjeu de santé publique

L’inattention et l’hyperactivité à la maternelle sont déjà associées à plusieurs conséquences à long terme telles la délinquance, la toxicomanie, le décrochage scolaire. Les résultats de l’étude du Dre Pagani ajoutent la pratique des jeux d’argent à ces conséquences qui constituent de véritables enjeux de santé publique.

La petite enfance constitue une période critique d’intervention puisqu’elle donne lieu à une maturation remarquable de certaines régions du cerveau associées à la prise de décision affective et la régulation de l’impulsivité. D’où l’importance d’établir des stratégies de prévention et d’intervention afin d’éviter les risques futurs associés aux comportements impulsifs tels qu’observés par les enseignants de la maternelle.

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Autre source / renseignements
Nicole Saint-Pierre CHU Sainte-Justine

Personnes nommées dans le texte
Notes

A propos de l’étude
L’article Predicting gambling behavior in sixth grade from kindergarten impulsivity : a tale of developmental continuity, publié dans Archives Of Pediatrics & Adolescent Medicine ( March Issue, volume 163, numéro 3) est rédigé par Linda S. Pagani, Jeffrey L. Derevensky et Christa Japel.

A propos du CHU Sainte-Justine :
www.chusj.org

A propos de l’Université de Montréal :
www.umontreal.ca

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Mise à jour le 20 novembre 2014
Créée le 28 août 2014
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