mercredi 17 février 2010

Le CHU Sainte-Justine, établissement choisi pour accueillir les enfants nouvellement adoptés en Haïti

Montréal, le 17 février 2010 - Suite au séisme survenu en Haïti le 12 janvier dernier, et à la demande des gouvernements provincial et fédéral, de nombreux enfants dont les nouveaux parents québécois étaient déjà en processus d’adoption actif, ont été examinés et pris en charge à la Clinique de santé internationale et d’adoption du CHU Sainte-Justine, dont l’expertise est reconnue internationalement. L’équipe du Dr Jean-François Chicoine a reçu en un mois plus de 120 enfants haïtiens nouvellement adoptés. Hier, à la demande de Citoyenneté et Immigration Canada, du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, de l’Agence de Santé de Montréal et d’autres partenaires, l’équipe médiconursing faisait un aller retour sur Port-au-Prince afin de soigner et raccompagner vingt orphelins attendus à l’aéroport Pierre-Trudeau par leurs parents adoptifs.

Bilans et suivis médicaux

À leur bilan d’accueil à Sainte-Justine, environ la moitié des enfants de moins de cinq ans, issus de différents orphelinats et adoptés par des familles québécoises, souffraient de malnutrition, de cachexie et d’arrêt de croissance. Une majorité présentait des infections mineures, parfois plus importantes. Quelques-uns présentaient des blessures subies lors du séisme ou des piqûres d’insectes favorisées par leur séjour forcé à la belle étoile.

Les enfants, souvent plus âgés, accueillis au Québec par procédures d’adoption intrafamiliale, c'est-à-dire adoptés par des familles québécoises d’origine haïtienne ayant déjà un lien plus ou moins direct avec leur famille d’origine, étaient mieux préparés psychiquement à l’adoption. Certes, le choc d’avoir perdu un membre de leur famille dans cette catastrophe naturelle et le déménagement précipité participaient à leur stress intense, mais une majorité était relativement en bonne santé. Quelques-uns arrivaient même à formuler, en créole ou en français, que le tremblement de terre avait accéléré leur rencontre avec leurs parents par adoption.

Les enfants seront tous suivis à Sainte-Justine ou par un réseau concerté pour s’assurer de l’évolution de leur état de santé général (prise de poids, attachement, développement, etc.) et pour surveiller, plus encore que d’usage en adoption internationale, l’apparition de syndromes post-traumatiques : cauchemars, hypervigilance, phénomènes dissociatifs, réminiscences, etc. En plus des examens déjà réalisés à l’accueil et de la mise à jour du carnet de vaccination, un dépistage systématique de la tuberculose sera également fait dans trois mois.

Une expérience unique pour le dr jean-françois chicoine

Contrairement aux situations adoptives habituelles, le Dr Chicoine a été confronté cette fois-ci à une nouvelle réalité. « Les enfants que j’ai examinés souffraient d’anxiété sévère, ils étaient en état de choc, inconsolables ou catatoniques », raconte-t-il. « Plus encore qu’à l’habitude, j’ai fortement recommandé aux nouveaux parents de les entourer de leurs bras contenants et d’affection, d’éviter les fêtes de famille, de prendre en totalité leur congé parental d’un an afin de contrer les effets des blessures successives de leur trajectoire de vie et de solidifier l’attachement essentiel à leur développement. Par ailleurs, il faut retenir que perdre sa maman demeure un traumatisme beaucoup plus important qu’un tremblement de terre. En adoption, c’est l’abandon qui est déterminant. L’enfant doit se construire à partir d’une perte. De son point de vue d’enfant, un tsunami ou un tremblement de terre a moins d’importance que les liens de confiance qu’il a entretenus avec une nourrice ou qu’il entretiendra avec ses parents. Il faut éviter que sa blessure se fasse fracture, traumatisme. Retenir aussi qu’un enfant confié à l’adoption à l’âge de six ou neuf mois, comme cela se fait fréquemment à Haïti, aura souvent moins de séquelles et sera plus résilient que celui qu’on aura abandonné à la naissance, privé de stimuli sensoriels et de maternalité précoce. Au-delà de ce qui va suivre, voilà déjà de bonnes nouvelles pour les enfants du séisme et leurs familles du Québec et d’Haïti », a conclu le Dr Jean-François Chicoine.

18 002,96$ pour Haïti et plus encore!

Devant les besoins criants d’Haïti, la grande famille Sainte-Justine s’est mobilisée et continue d’agir pour lui venir en aide. Ainsi, dans un effort collectif de générosité, une collecte de dons totalisant 18 002,96$ a été initiée par des membres du personnel dès l’annonce du séisme pour offrir à tous la possibilité de contribuer à cette cause au nom de Sainte-Justine. Les personnes désireuses de faire une contribution pourront encore le faire jusqu’à la fin du mois de mars, en ligne, sur le site Internet de la Fondation (www.fondation-sainte-justine.org). De plus, spécialement cette année, dans le cadre du Mois des câlins de Sainte-Justine, pour chaque gloss vendu au coût de 20 $, Jean Coutu et Clarins versent un montant de 10 $ à la Fondation et 2 $ supplémentaires en soutien à Haïti. Les dons amassés serviront à un projet pour les enfants d’Haïti; le CHUSJ souhaite ainsi s’impliquer lors de la phase de reconstruction d’Haïti.

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Mise à jour le 10 septembre 2014
Créée le 18 juin 2014
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