CHU Sainte-Justine
mardi 23 avril 2019

Semaine du don d'organes

Renaître grâce à un nouveau coeur

Lorsqu’on voit les yeux curieux de l’énergique Élissa Grondin, 8 ans, on est loin de se douter qu’elle revient de loin. Et qu’elle doit sa vie à un don d’organe.

« On a jamais autant poussé les limites techniques de l’assistance cardiaque qu’avec Élissa », résume Dre Marie-Josée Raboisson, cardiologue au CHU Sainte-Justine. « Sans une greffe de cœur, il lui restait à peu près deux semaines à vivre, ajoute Patrick Grondin, le père de la petite. Ça a changé notre vie. »

« Ça, c’est vrai! », rétorque Élissa, avec toute la spontanéité du monde.

Greffée il y a trois ans, le parcours d’Élissa n’a pas été de tout repos. Avant même sa naissance, ses parents ont appris qu’elle était porteuse de malformations cardiaques. Le plan de match était le suivant : une opération palliative à la naissance, puis une à un an et une autre à l’âge de cinq ans. Malgré tout, la petite ne pourrait jamais avoir une circulation sanguine normale. Un virus attrapé vers l’âge d’un an est venu corser les choses en détériorant la fonction cardiaque d’Élissa. Puis, des tests effectués la veille de l’opération de cinq ans ont démontré que sa fonction cardiaque n’était plus suffisante pour aller de l’avant avec l’opération. Il lui fallait dorénavant un nouveau cœur. «Ça été une claque dans la face », témoigne Josée Scantland, la mère d’Élissa.

Puis, le compte à rebours a commencé. Pour les parents d’Élissa, le sentiment d’urgence s’est vite transformé en un besoin d’agir. Depuis ce jour, ils s’impliquent activement dans la cause du don d’organes. Y compris quand Élissa attendait son nouveau cœur aux soins intensifs et que la famille apprenait à jongler avec l’incertitude. « Mais dans notre esprit, Élissa allait sortir avec nous de l’hôpital coûte que coûte », se rappelle Josée Scantland.

Une discussion difficile, mais nécessaire

Tant Dre Raboisson que la famille Grondin-Scantland s’entendent sur une chose : signer sa carte de don d’organes, c’est bien, mais discuter sérieusement du sujet avec ses proches et leur faire part de sa volonté, c’est encore mieux.

« Quand on perd brutalement un proche, nos repères s’écroulent et il devient plus difficile de réfléchir rationnellement. La décision d’accepter le don d’organes devient alors extrêmement difficile à prendre, et c’est pour cela que la réflexion et les discussions sur l’acceptation du don d’organes doivent avoir lieu au préalable »

Souligne Dre Raboisson

Pour Élissa Grondin, sa greffe de cœur a été synonyme de renaissance. Celle qui a passé sa petite enfance essoufflée à regarder ses amis jouer peut désormais courir et sauter dans la cour d’école. Son jeu préféré? La corde à sauter. Ses sports préférés? Le soccer et la natation. « Elle a joué dans une équipe de soccer l’été dernier! », s’exclame fièrement Patrick Grondin.

Cette renaissance, les Grondin-Scantland savent très bien qu’ils la doivent à une autre famille. Ils leur seront éternellement reconnaissants d’avoir accepté le don d’organes. Et c’est qui les motive encore aujourd’hui à poursuivre leur sensibilisation, tant ce don a été un tournant dans leur vie.

« Au final, tant la famille donneuse que la famille receveuse peut tirer du positif du don d’organes, illustre Josée Scantland. Les familles endeuillées sont les mieux placées pour comprendre ce que c’est que de pouvoir sauver un proche ». Une façon de mettre un baume sur un deuil, de donner un nouvel élan à d’autres vies qui ne tiennent qu’à un fil et dépendent du don d’organes.

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Mise à jour le 23 avril 2019
Créée le 23 avril 2019
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