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Trouble développemental du langage (TDL)

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Définition 

Un enfant peut présenter des difficultés dans le développement, l’acquisition et la maîtrise des habiletés du langage qui sont attendues à son âge. Les difficultés langagières peuvent toucher la compréhension verbale (ex. : compréhension de consignes, de mots ou de questions) ou l’expression (ex. : production de phrases, vocabulaire, prononciation, utilisation de ses mots pour communiquer).  

Le rythme d’acquisition du langage peut varier d’un enfant à l’autre. Dans la majorité des cas, vers l'âge de 5 ans, les enfants ont suffisamment développé les capacités nécessaires au langage pour communiquer comme un adulte. Nous parlons d’un trouble développemental du langage (TDL) quand les difficultés sont significatives, qu’elles persistent dans le temps et qu’elles ont des impacts sur le fonctionnement de l’enfant dans la vie de tous les jours.   

Le trouble du langage (TDL) est un trouble neurologique présent dès la naissance. Il était auparavant désigné par « dysphasie », « trouble spécifique du langage » ou « trouble primaire de langage ». 

Prévalence 

Le trouble développemental du langage touche 7 % de la population. Un enfant est plus à risque de présenter un TDL si des personnes de sa famille rencontrent des difficultés de langage ou d’apprentissage. 

Causes 

Le trouble développemental du langage est un trouble neurologique présent dès la naissance. Aucun examen médical ou génétique ne permet d’identifier le TDL.  

À ce jour, le trouble du langage n’a pas de cause clairement identifiée, mais peut être : 

  • Associé à une condition biomédicale connue (ex. : syndrome génétique, trouble du spectre de l’autisme, surdité, épilepsie, neurofibromatose-I, etc.) : on parle alors d’un trouble du langage associé à X
  • Développemental (qu’on observe au cours du développement de l’enfant, sans cause biomédicale connue) : on parle alors d’un trouble développemental du langage

Sans en être la cause, plusieurs facteurs peuvent influencer le développement de la communication et du langage. Parmi ceux-ci, certains sont propres à l’enfant (ex. : problématiques entourant sa naissance) et d’autres sont liés à son environnement (ex. : stimulation reçue).  

Multilinguisme 

L’exposition à plus d’une langue est un phénomène fréquent. Dans le monde, plus de 60 % des gens parleraient deux langues et plus. 

Pour qu’un enfant apprenne à parler une langue, il doit y être exposé souvent et dans différentes situations. Le parent devrait utiliser une langue qu’il maîtrise pour parler à son enfant. Il est préférable de ne pas mélanger les langues dans une même phrase quand on parle à l’enfant, mais il n’est pas nécessaire d’adopter l’approche « un parent - une langue ». Il existe plusieurs façons d’exposer un enfant à ses différentes langues (ex. : participer à des activités dans la langue maternelle, lire des histoires, côtoyer la famille élargie, etc.).  

L’apprentissage de plus d’une langue ne cause pas de trouble de langage chez l’enfant. Il est même souvent bénéfique. Les enfants bilingues ou multilingues franchissent les mêmes grandes étapes de développement au même rythme que leurs pairs unilingues (ex. : premiers mots entre 12 et 15 mois, premières combinaisons de mots entre 18 et 24 mois, etc.). 

Il est tout à fait normal qu’un enfant qui parle plusieurs langues n’ait pas les mêmes forces dans chacune d’elles et qu’il mélange ses langues quand il parle.  

Lors d’une évaluation en orthophonie, il est important d’évaluer l’enfant dans toutes ses langues (le plus souvent à l’aide d’un interprète) avant de conclure à un trouble de langage. Un enfant multilingue ayant un trouble de langage présente des difficultés dans toutes les langues auxquelles il est exposé. Si les difficultés langagières ne se retrouvent que dans une des langues de l’enfant, c’est qu’il ne s’agit pas d’un trouble de langage.

Manifestations et diagnostic 

Caractéristiques du trouble du langage (TDL) 

  • Difficultés langagières qui persistent au-delà de l’âge de 4 ans. 
    • Avant l’âge de 4 ans, il est difficile de statuer sur la présence ou non d’un TDL. Nous parlons alors de difficultés langagières, anciennement appelées « retard de langage ». 
  • Difficultés qui touchent souvent plusieurs aspects du langage (ex. : la compréhension, la production des sons, les phrases, le vocabulaire, l’habileté à raconter une histoire, les règles de conversation, etc.) 
  • Difficultés ayant des impacts fonctionnels significatifs sur les relations sociales, les apprentissages, la réussite éducative et professionnelle. 

Si le trouble du langage fait partie d’un profil plus complexe, on parle alors d’un trouble du langage associé à … (ex. : déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme, épilepsie, traumatisme crânien, déficience auditive, condition génétique). Si ce n’est pas le cas, on parle de trouble développemental du langage (TDL). 

Manifestations de difficultés langagières 

Les difficultés langagières peuvent occasionner des limitations dans le fonctionnement au quotidien. L’enfant peut avoir besoin d’aide pour un ou plusieurs des aspects suivants : 

  • Comprendre et produire plusieurs mots de vocabulaire 
  • Comprendre des consignes dans des situations variées 
  • Comprendre des histoires  
  • Répondre à des questions adaptées à son niveau d’âge 
  • Structurer ses phrases 
  • Produire correctement les sons 
  • Se faire comprendre efficacement, surtout par un interlocuteur peu ou non familier 
  • S’intégrer et participer activement à un jeu avec ses pairs 
  • Entrer en interaction avec autrui et socialiser avec ses pairs  
  • Exprimer clairement ses besoins, ses idées et ses émotions au quotidien 
  • Entretenir une petite conversation 
  • Raconter une histoire ou rapporter un événement de sa journée 
  • Réaliser éventuellement ses apprentissages scolaires 

Le trouble développemental du langage est identifié à la suite d’une évaluation en orthophonie. 

Comorbidités  

Le TDL peut être accompagné d’autres difficultés développementales comme les difficultés d’attention, de motricité, de comportement ou d’alimentation ou de déglutition. Il touche souvent les apprentissages, notamment le développement du langage écrit (lecture et écriture). 

Impacts  

Le TDL peut avoir un impact négatif sur les relations sociales, les apprentissages, l’estime de soi, et la réussite éducative et professionnelle. 

Les impacts du TDL dans la vie de tous les jours varient d’une personne à l’autre et évoluent dans le temps. Selon les besoins de chaque personne, du soutien et des adaptations peuvent être nécessaires afin de favoriser l’autonomie sur les plans personnel, scolaire et professionnel. 

Traitement et gestion  

Le trouble développemental du langage nécessite souvent une prise en charge spécialisée dès l’âge préscolaire et tout au long de la scolarisation (ex. : orthophonie, orthopédagogie). Des adaptations scolaires particulières peuvent être nécessaires (ex. : classe de langage).  

Une évaluation en orthophonie est recommandée dès que des inquiétudes concernant le développement de la communication et du langage sont soulevées. L’évaluation en orthophonie permet de situer les habiletés de l’enfant et de proposer des interventions adaptées à ses besoins. Si l’enfant est pris en charge tôt en orthophonie, on diminue les risques que des impacts à long terme soient présents.  

Il est aussi important de réaliser une évaluation en audiologie afin de s’assurer que l’enfant entende bien, même si le dépistage auditif a été réussi à la naissance. 

En présence d’indices de difficultés de communication et de langage, l’intervention précoce en orthophonie est encouragée pour : 

  • Mettre en place des stratégies appropriées au profil de l’enfant et ainsi favoriser le développement de son langage. Une orthophoniste peut identifier les meilleures stratégies à utiliser avec l’enfant. 
  • Soutenir les parents dans la stimulation qu’ils offrent à l’enfant. Un parent qui sait comment interagir et communiquer avec son enfant favorise le développement de son langage. 
  • Soutenir le milieu de garde dans la stimulation à offrir à l’enfant. 

En attendant une prise en charge orthophonique, voici quelques conseils qui peuvent facilement être appliqués à la maison : 

  • S’assurer d’obtenir l’attention de l’enfant avant de lui parler en se mettant à sa hauteur, en le touchant doucement, en l’incitant à nous regarder. 
  • Parler lentement
  • Adapter notre niveau de langage à l’enfant. 
  • Accompagner de gestes les consignes pour favoriser la compréhension de l’enfant. 
  • Offrir des choix de réponse à l’enfant pour l’aider à répondre aux questions. 
  • Reformuler les énoncés ou les mots de l’enfant qui comportent des erreurs, sans lui demander de répéter après nous (ex. : l’enfant dit : « Toto zaune », le parent dit : « Oui, l’auto est jaune! »). 
  • Allonger les énoncés de l’enfant en ajoutant un mot à sa production, sans lui demander de répéter après nous (ex. : l’enfant dit « Le lapin mange », le parent dit : « Oui, le lapin mange une carotte! »). 

De façon générale, la qualité de l’interaction parent-enfant est associée à un meilleur développement du langage chez l’enfant. En effet, le but est d’augmenter le nombre d’échanges entre le parent et l’enfant. En tout temps, le parent est encouragé à : 

  • Parler à l’enfant : mettre des mots sur ce qui intéresse l’enfant, nommer les personnes et les objets qui l’entourent, décrire ce qu’on est en train de faire, faire des commentaires sur l’environnement, etc. 
  • Chanter des comptines, en ajoutant des gestes : les comptines attirent l’attention des jeunes enfants et leur permettent d’apprendre tout en s’amusant.  
  • Favoriser les échanges avec l’enfant : se mettre à la hauteur de l’enfant, attirer l’attention sur notre visage, être dynamique quand on parle à l’enfant, suivre ses intérêts, imiter les gestes et les sons du bébé pour l’encourager à nous imiter en retour. Avec les enfants plus vieux, préférer les commentaires aux questions. 
  • Reconnaître comment l’enfant communique : avant de parler, l’enfant peut prendre son tour dans la conversation avec un regard, un geste ou un son. Donner un sens aux comportements de communication de l’enfant (ex. : nommer ce qu’un bébé regarde intensément, donner au bébé un jouet qu’il pointe en nommant ce jouet, etc.). 
  • Répéter, répéter, répéter : l’apprentissage du langage nécessite beaucoup de répétitions de la part du parent. Certains enfants ont besoin d’être exposés plusieurs fois à un mot pour bien le comprendre et ensuite l’utiliser. 
  • Limiter l’exposition aux écrans : l’enfant apprend mieux dans l’interaction avec l’adulte.  

L’enfant apprend aussi à communiquer et à parler à travers le jeu. Proposer des activités adaptées à l’âge et aux habiletés de l’enfant lui permet d’avoir du plaisir avec son parent. Par exemple, on peut jouer à tour de rôle (ex. : se lancer le ballon) ou à faire semblant (ex. : jouer à la cuisinette). La stimulation du langage peut se faire dans tous les contextes de la vie quotidienne (ex. : routine, repas, bain, déplacements, etc.). 

Intégrer la lecture partagée dès la naissance, c’est‑à‑dire le fait pour le parent de lire pour et avec son enfant, constitue également un excellent moyen d’encourager le parent à parler à son enfant.  

On favorise le lien d’attachement avec l’enfant, de même que le développement de sa communication et de son langage.  

Quand regarder un livre avec l’enfant? 

  • Il n’est jamais trop tôt pour commencer à lire à l’enfant! 
  • Instaurer plusieurs moments au quotidien, même s’ils sont courts. 
  • Choisir un moment où l’enfant est calme.  

Comment faire? 

  • Privilégier des livres réels pour favoriser le développement moteur. 
  • Lire dans une langue que l’on maîtrise (ex. : langue maternelle des parents). 
  • Être dynamique dans la lecture (ex. : changer de voix, intonation marquée, expressions faciales, utilisation de gestes, etc.). 
  • Il y a plusieurs façons d’explorer un livre : lire le texte, pointer, nommer et décrire les images, commenter les images du livre, etc. 
  • Il n’est pas obligatoire de lire le livre au complet! On peut sauter des pages et arrêter avant la fin de l’histoire. 
  • Réagir aux sons, expressions faciales, regards et mots de l’enfant quand on lui fait la lecture : 
    • Il n’y a pas une seule bonne façon de réagir : l’important est de réagir rapidement afin d’avoir un échange avec l’enfant ! 
    • Comment réagir : en imitant l’enfant, en lui souriant, en faisant des liens avec le vécu de l’enfant, en le regardant, en nommant ce qu’on voit, en répétant si on voit que l’enfant apprécie. 

Mythes et réalités 

Plusieurs mythes et préjugés entourent le développement de la communication et du langage des enfants.  

Mythe : Mon enfant a des difficultés de langage parce qu’il est exposé à plusieurs langues. 

Réalité : Plusieurs personnes dans le monde parlent plusieurs langues. L’apprentissage de plus d’une langue ne cause pas de trouble de langage chez l’enfant. Il est même souvent bénéfique. Les enfants bilingues ou multilingues franchissent les mêmes grandes étapes de développement au même rythme que leurs pairs unilingues (ex. : premiers mots, premières combinaisons, premières phrases, etc.). 

Il est tout à fait normal qu’un enfant qui parle plusieurs langues n’ait pas les mêmes forces dans chacune d’elles et qu’il mélange ses langues quand il parle. Par contre, un enfant qui présente un TDL aura des difficultés dans toutes ses langues. 


Mythe : Mon enfant apprend à parler en regardant la télévision. 

Réalité : Le meilleur contexte d’apprentissage pour les enfants, surtout les enfants de 0 à 2 ans, est l’interaction avec le parent. Une exposition prolongée aux écrans (ex. : télévision, tablette, téléphone) est associée à de plus faibles habiletés langagières.  

En effet, les jeunes enfants n’apprennent pas à communiquer avec des écrans. Ils répètent parfois quelques mots entendus, mais l’écran ne relance pas l’interaction et ne permet pas à l’enfant de développer réellement son langage. Le rythme du contenu est souvent trop rapide pour les capacités de compréhension des enfants, peu adapté à leur niveau de développement et à leur façon d’apprendre. Les enfants apprennent mieux dans leur environnement, en présence de leurs parents qui mettent des mots sur ce qui les intéressent (ex. : nommer la bouteille que l’enfant pointe avant de la lui donner). 

L’exposition excessive aux écrans limite aussi les opportunités d’apprentissage au quotidien. Pendant que l’enfant regarde passivement les écrans, il n’est pas en train de développer d’autres habiletés comme le jeu, la motricité ou la communication avec les autres. Il n’est d’ailleurs pas recommandé de laisser la télévision allumée en arrière-plan pendant de la journée. 

La Société canadienne de pédiatrie recommande d’éviter l’exposition aux écrans (ex. : télévision, tablette, téléphone) chez les enfants de 0 à 2 ans. Chez les enfants de 2 à 5 ans, le temps d’écrans devrait être limité à une heure par jour. Les écrans ne devraient pas faire partie des activités de la vie quotidienne (ex. : les repas) ni être utilisés au moins 60 minutes avant l’heure du coucher. Les enfants devraient toujours être accompagnés lorsqu’ils regardent les écrans pour s’assurer qu’ils consomment du contenu approprié à leur âge.  


Mythe : Mon enfant est trop petit pour être exposé aux livres. 

Réalité : Il n’est jamais trop tôt pour exposer un enfant aux livres : cette activité peut être réalisée dès la naissance. Il existe toutes sortes de livres adaptés aux mains des très jeunes enfants (ex. : livres en tissu, cartonnés, texturés, à rabats, etc.).  

Laisser l’enfant bouger ou sauter des pages pendant la lecture ne lui enseigne pas de mauvaises habiletés de lecture ou d’écoute. Il n’est jamais obligatoire de lire le livre au complet ni de suivre intégralement le texte proposé : l’important, c’est de réagir à ce qui intéresse l’enfant dans le livre et d’être dynamique dans la lecture. De cette façon, on rend l’activité agréable pour tout le monde! 


Mythe : Mon enfant n’est pas prêt pour l’intervention en orthophonie parce qu’il ne parle pas et qu’il ne reste pas assis à table. 

Réalité : Avant de parler, l’enfant développe des habiletés qui soutiennent le développement de son langage (ex. : regarder la personne qui parle, pointer, jouer à tour de rôle, etc.). L’enfant développe aussi sa compréhension avant de produire ses premiers mots. Même si un enfant ne parle pas, l’orthophoniste peut travailler en partenariat avec le parent pour l’aider à communiquer, que ce soit par des gestes ou par des mots, et à mieux comprendre les mots, les questions et les consignes du quotidien.  

L’orthophoniste intervient auprès des enfants en suivant leurs intérêts et à travers le jeu. Chez les jeunes enfants, son rôle est aussi d’accompagner les parents afin de les aider à mieux comprendre leur enfant et à profiter de toutes les occasions du quotidien pour stimuler son langage. Ainsi, même un enfant actif peut profiter de l’intervention en orthophonie. 


Mythe : Mon enfant ne parle pas encore parce qu’il n’est pas prêt. 

Réalité : Il est vrai que chaque enfant se développe à son rythme et que tous les enfants sont différents. Par contre, il existe des étapes développementales que la majorité des enfants franchissent plus ou moins au même moment (ex. : les premiers mots apparaissent généralement entre 12 et 15 mois). Un enfant qui tarde à parler peut aussi tarder à atteindre les autres stades de développement du langage (ex. : produire des phrases, raconter des histoires, etc.). Éventuellement, ce retard peut s’accentuer et entraîner des impacts dans la vie quotidienne de l’enfant. Pour limiter les risques que les difficultés de langage persistent dans le temps, une intervention précoce en orthophonie est recommandée.  


Mythe : Mon enfant sait comment parler correctement, il est juste paresseux. 

Réalité :  Parler est exigeant pour l’enfant : il ne fait pas exprès pour commettre des erreurs. L’enfant qui apprend à parler ou qui présente des difficultés de langage réussit parfois à bien produire un mot ou une phrase, parfois non. Lui donner de bons modèles verbaux, l’encourager et ne pas exiger pour qu’il répète après nous sont les meilleures stratégies pour l’aider à s’améliorer. 


Mythe : Mon enfant comprend bien, mais ne m’écoute pas, car il a la tête dure et n’est pas concentré. 

Réalité :  Pour bien comprendre les consignes et les phrases, il est important d’être attentif à l’autre. Certains enfants peuvent avoir de la difficulté à rester attentifs quand on leur parle en raison de leurs difficultés de compréhension. Chez d’autres enfants, la compréhension peut être affectée par leurs difficultés d’attention. Il est aussi vrai que des enfants peuvent s’opposer aux consignes de leur parent. Dans tous les cas, il est important de faire preuve de vigilance face aux réactions de l’enfant. En effet, un enfant qui ne comprend pas bien ce qu’on lui dit peut avoir des comportements qui ressemblent à un enfant qui s’oppose. Adapter notre niveau de langage à l’enfant, faire des gestes, lui offrir des modèles et répéter sont des stratégies qui soutiennent la compréhension de l’enfant. 


Mythe : Il est important de répondre à mon enfant seulement lorsqu’il utilise ses mots pour qu’il apprenne à bien parler. 

Réalité : Le langage se développe dès la naissance, en interaction avec le parent. Au début, les bébés communiquent par des regards, des sons, des sourires, des pleurs, des gestes, puis, par des mots. À mesure que le parent répond adéquatement aux comportements du bébé (ex. : prendre un bébé qui pleure, sourire au bébé qui nous sourit, nommer ce que l’enfant pointe, etc.), l’enfant apprend de nouvelles façons de communiquer puis, éventuellement, apprend à parler. L’apprentissage nécessite de la répétition! 

Les enfants comprennent généralement plus de mots qu’ils n’en produisent. Par exemple, ce n’est pas parce qu’un enfant pointe le chien dans un livre à la demande de l’adulte qu’il peut le dire. L’adulte peut profiter du geste de l’enfant pour nommer ce que l’enfant pointe sans jamais le forcer à répéter après lui. Cela pourrait le décourager, le fâcher ou le renfermer sur lui-même. 


Mythe : Mon enfant rencontre des difficultés de langage parce que je n’ai pas le temps de jouer avec lui. 

Réalité : Les enfants apprennent à parler dans tous les contextes de la vie quotidienne. Ils apprennent évidemment dans le jeu, mais surtout dans les interactions avec leurs parents et leur entourage (ex. : famille élargie, garderie, amies et amis, etc.). Ce peut être lors des repas (ex. : on raconte sa journée, on nomme ce qu’on mange, on décrit les étapes de la préparation du repas, etc.), lors du bain (ex. : on nomme les parties du corps, on décrit nos actions, etc.), lors du coucher (ex. : on raconte une histoire avant le dodo). Toutes les occasions sont bonnes pour parler à l’enfant et stimuler son langage!  


Mythe : C’est important de donner des instructions ou de poser des questions à mon enfant dans le jeu pour l’aider à apprendre des mots. 

Réalité : Jouer avec son enfant est un excellent moyen de stimuler son langage. Pour favoriser la participation de l’enfant dans le jeu, il est toutefois plus utile de faire des commentaires que de diriger l’enfant ou de lui demander de nommer les jouets. Il est d’ailleurs encouragé de suivre les intérêts et initiatives de son enfant dans le jeu. De cette façon, les interactions parent-enfant sont plus naturelles, se déroulent dans le plaisir et laissent place à l’imagination! 

Ressources et outils pertinents 

Pour consulter en orthophonie :  

Pour en apprendre plus sur les façons de stimuler le langage des enfants : 

Pour en apprendre plus sur le développement du langage des enfants : 

Pour en apprendre plus sur le trouble développemental du langage : 

Pour en apprendre plus sur les bienfaits du jeu et sur comment jouer avec son enfant :  

Pour intégrer la lecture au quotidien :  

 

Références

Références utilisées pour la rédaction des contenus

American Speech-Language-Hearing Association. (2014). Preschool Language Disorders. [Preschool Language Disorders]. Available from www.asha.org/public.

Reilly, S., Bishop, D. V. M., & Tomblin, B. (2014). Terminological debate over language impairment in children: forward movement and sticking points. International Journal of Language & Communication Disorders, 49(4), 452-462. doi: 10.1111/1460-6984.12111

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Mise à jour le 27 mars 2026
Créée le 16 mai 2014
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