La conduite automobile
Les comportements à risque
Conduire une automobile n’est pas un « comportement » à risque en soi, mais il y a tout de même des risques à gérer pour ne pas se blesser ou blesser les autres.
Il faut agir de façon responsable pour diminuer ces risques.
Dans certaines situations, le fait d’être diabétique peut augmenter ces risques. Conduire une automobile pendant un épisode d’hypoglycémie, par exemple, augmente les risques de faire un accident.
Voici des recommandations qui permettent à une personne diabétique de conduire en toute sécurité :
- Toujours avoir avec soi un lecteur de glucose.
- Toujours avoir avec soi le matériel nécessaire pour corriger une hypoglycémie.
- Vérifier sa glycémie avant de conduire. Celle-ci devrait absolument être > 4 mmol/L.
- Si la glycémie est < 4 mmol/L (0,7 g/L), la corriger et s’assurer qu’elle soit > 5 mmol/L (0,9 g/L) avant de prendre la route. L’organisme Diabète Canada recommande d’attendre 45 minutes avant de prendre le volant, soit le temps que le cerveau met avant de retrouver toutes ses facultés.
- Lors d’un long voyage, vérifier sa glycémie au moins toutes les quatre heures.
- Arrêter rapidement de conduire au moindre signe d’hypoglycémie et vérifier immédiatement sa glycémie.
Aussi, voici certaines informations importantes pour toute personne diabétique qui désire obtenir son permis de conduire au Québec :
- Il est obligatoire de déclarer son diabète, et ce, même si on ne se le fait pas demander. En effet, si une personne diabétique qui n’a pas déclaré sa maladie est responsable d’un accident, sa compagnie d’assurance refusera de la dédommager.
- Il y a deux formulaires médicaux à faire remplir : le premier par son médecin, le deuxième par un optométriste après avoir passé un examen de la vue. On peut se procurer les deux formulaires à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).
Deux conditions médicales pourraient empêcher temporairement une personne diabétique d’obtenir son permis :
- Avoir subi une hypoglycémie sévère dans les six derniers mois
- Avoir un mauvais contrôle de son diabète. Selon la SAAQ, ce mauvais contrôle équivaut à un taux d’hémoglobine glyquée > 12 %