La fracture de stress est une micro-fracture de l’os qui survient lorsqu’un stress physique important et répété est exercé sur celui-ci.
Il ne s’agit donc pas d’une fracture classique qui s’accompagne d’un traumatisme important qui empêche de bouger ou de mettre du poids sur l’os subitement touché, mais plutôt d’une fracture insidieuse sans traumatisme précis.
La fracture de stress touche surtout la jambe, plus particulièrement le tibia, différents os du pied (os métatarsiens ou os naviculaire), mais parfois aussi le fémur ou le bassin.
La fracture de stress est plus fréquente chez les filles et dans les sports impliquant des impacts répétés, comme la course.
Comme elle passe souvent inaperçue lors d’examens radiographiques, elle peut être difficile à détecter, d’autant plus que la plupart du temps, la personne peut encore marcher.
Une scintigraphie osseuse, une tomodensitométrie (scan) ou une résonance magnétique permet de confirmer le diagnostic.
Comment traite-t-on la fracture de stress?
Chaque fracture de stress est traitée différemment, selon le cas. Plus la fracture de stress est avancée, plus la douleur est présente depuis longtemps, plus le traitement sera long.
Une simple pause des activités pendant un mois avec reprise graduelle peut suffire, mais une immobilisation avec botte de marche et même parfois avec béquilles pour 6 à 12 semaines peut être nécessaire. Dans les cas très sévères, une chirurgie peut être envisagée.
Dans tous les cas, la consommation d’un supplément de vitamine D devrait être discutée avec le médecin traitant.
Après l’immobilisation, lorsque la guérison est assez avancée, il est très important de faire un retour très progressif et de respecter la douleur au site de la fracture.
Aussi, le médecin sportif discutera des facteurs de risque associés aux fractures de stress, comme l’alimentation, le sport, etc.