Fécondation in vitro

Procréation assistée (clinique de fertilité)

La fécondation in vitro  (appelée aussi FIV) consiste à reproduire en laboratoire ce qui se passe naturellement dans les trompes : la fécondation et les premières étapes du développement de l’embryon.

La stimulation des ovaires va permettre le développement de plusieurs follicules contenant chacun un ovule. La ponction permet le recueil de plusieurs ovules matures.

Les ovules prélevés sont mis en présence des spermatozoïdes hors du corps humain, dans un laboratoire d’embryologie.

Deux types de FIV existent :

  • La FIV classique consiste simplement à mettre les ovules prélevés en présence de l’échantillon de sperme préalablement traité, dans un milieu nutritif spécifique. La fécondation se fait selon le processus naturel mais hors de l’organisme
  • La FIV avec ICSI (aussi appelée injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde) consiste à injecter un seul spermatozoïde à l’intérieur de l’ovule. Ainsi l’ovule et le spermatozoïde devront subir un traitement au préalable.

S’il y a fécondation, les premiers stades du développement de l’embryon (quelques divisions cellulaires) se font à l’extérieur du corps humain et sont suivis par l’équipe d’embryologistes. Trois à six jours après la fécondation, l’embryon est replacé dans l’utérus de la femme, on parle de transfert d’embryon. L’embryon pourra effectuer sa nidation. 

Les modalités de ces traitements particuliers seront expliquées en consultation pré-FIV.

Les différentes étapes de la fécondation in vitro

La stimulation ovarienne

Les ovules se développent à l’intérieur de l’ovaire, dans les follicules. Dans le cycle menstruel naturel, plusieurs follicules entrent en compétition dès le début des menstruations. Seuls un ou deux de ces follicules arriveront à maturité environ 2 semaines plus tard et seront libérés lors de la rupture folliculaire (ovulation). Les follicules qui ne sont pas arrivés à maturité arrêtent de grandir et dégénèrent. Ainsi, très peu d’ovules atteignent le stade ultime de l’ovulation dans la vie d’une femme.

Le but de la stimulation ovarienne en FIV est d’empêcher la dégénérescence de ces follicules en les exposant à une dose suffisante de FSH. En administrant de la FSH sous forme d’injection, on obtient des taux circulants dans le sang plus élevés qui favorisent le développement de follicules multiples et la maturation de plusieurs ovules simultanément. Cette multiplication du recrutement folliculaire, appelée aussi hyperstimulation ovarienne contrôlée, améliore les chances de succès de la FIV en augmentant le nombre d’embryons disponibles.

Déclenchement de l’ovulation et programmation de la ponction

Quand les follicules ont atteint la taille désirée et que les taux d’œstrogènes sont suffisants, la phase finale de maturation des ovules est induite par une injection d’hormone gonadotrophique chorionique ou hCG.

Certaines propriétés de l’hormone hCG sont proches de celle de la LH. Par conséquent, elle est utilisée en fécondation in vitro pour la maturation finale des follicules.

La ponction folliculaire ou prélèvement d’ovules

La ponction folliculaire, qui permet de recueillir des ovules, est programmée environ 35 heures après l’injection.

Le matin du prélèvement, un cathéter intraveineux sera mis en place par l’infirmière afin de vous administrer un relaxant et un médicament analgésique.

Après avoir effectué une anesthésie locale de la paroi vaginale ou paracervicale, une sonde d’échographie (ou sonde endovaginale) munie d’un guide est introduite dans le vagin et les follicules sont visualisés. Une aiguille fine est introduite à travers le guide de la paroi vaginale puis vers l’ovaire.

Les follicules sont ponctionnés un à un. Le liquide folliculaire contenant l’ovule est aspiré et collecté dans un tube. L’intervention est de courte durée (15-20 minutes).

Les tubes contenant le liquide folliculaire immédiatement acheminés au laboratoire où l’embryologiste détermine le nombre d’ovules récoltés.

Après une stimulation ovarienne, on récupère en moyenne 8 à 10 ovules. Le retour à domicile se fait après 1 à 2 heures d’observation.

Un saignement léger (spotting) provenant de la paroi vaginale peut survenir. Ne vous inquiétez pas. Parlez-en à votre infirmière si les saignements persistent ou sont plus abondant. En aucun cas vous ne devez suspendre votre médication. 

Le recueil et la préparation du sperme

Le jour du prélèvement d’ovules, le conjoint prélève par masturbation un échantillon de sperme, qui sera utilisé pour la fécondation.

Le sperme pourrait aussi avoir préalablement été cryopréservé.

Quelle que soit son origine, le sperme est analysé et préparé de la même manière. Le liquide séminal qui limite le pouvoir fécondant du sperme est éliminé et les spermatozoïdes les plus mobiles, qui sont à priori les plus fécondants, sont sélectionnés.

Il est aussi possible de prélever chirurgicalement le sperme au niveau du testicule ou de l’épididyme.

La fécondation ou insémination des ovules

Selon le type d’infertilité, la fécondation est laissée au hasard (FIV classique) ou au contraire dirigée (FIV avec ICSI). 

Fécondation classique

Trois à quatre heures après la ponction, 50 à 100 000 spermatozoïdes mobiles sont mis au contact des ovules dans milieu nutritif. Le contact des spermatozoïdes et des ovules dure environ 20 heures. 

 

L’ICSI ou micro-injection (La FIV avec ICSI) 

Cette technique est utilisée lorsque le partenaire masculin présente une fertilité amoindrie, c’est-à-dire lorsque le sperme contient trop peu de spermatozoïdes aptes à féconder les ovules en FIV classique.

Dans un premier temps, environ 2 à 3 heures après la ponction, les ovules sont « dénudés » c’est-à-dire débarrassés des différentes couches cellulaires qui les entourent à l’aide d’enzymes et de fines pipettes.

La maturité des ovules est vérifiée au microscope par l’embryologiste et seuls les ovules matures et d’aspect normal pourront être injectés.

En début d’après-midi la micro-injection est réalisée : un spermatozoïde « normal » est immobilisé puis aspiré dans une micropipette. Il est ensuite injecté dans le cytoplasme de l’ovule. La pipette perfore l’ovule et dépose le spermatozoïde au centre de ce dernier.

Un seul spermatozoïde est nécessaire par ovule. L’opération est répétée autant de fois qu’il y a d’ovules matures disponibles.

Bien que délicate, l’ICSI est une technique efficace. En effet, environ 80% des ovules obtenus par la stimulation hormonale sont à maturité et peuvent être injectés.

Les différentes étapes de la technique peuvent entraîner la perte d’environ 10% des ovules matures. En moyenne plus de 70% des ovules qui survivent à l’injection, se divisent et donnent des embryons qui peuvent être implantés dans l’utérus.

Le développement et le transfert d’embryon

Une fois inséminés ou injectés, les ovules sont replacés dans un incubateur où sont reproduites les conditions existant dans les trompes. Le lendemain de la ponction, les ovules sont observés au microscope afin de déterminer ceux qui ont été fécondés. Une seconde évaluation a lieu, deux jours après la ponction, au cours de laquelle le nombre exact et la qualité des embryons pourront être établis. A ce stade, l’embryon a déjà commencé ses divisions, il est constitué de 2 à 4 cellules.

Trois à six jours après le recueil des ovules, l’embryon est transféré dans l’utérus. Au 2ième jour, les embryons se sont divisés en 2 à 4 cellules, au 3ième jour, ils ont atteint le stade de 6 à 8 cellules. Au 5ième ou 6ième jour, ils sont au stade de blastocytes.

Le transfert est un procédé indolore mais qui peut être inconfortable car il requiert une vessie pleine. Cette intervention est effectuée sous échographie abdominale afin de bien visualiser l’endroit où sera transféré votre embryon.

L’embryon est placé dans un fin cathéter souple et déposé dans la cavité utérine. Un seul embryon sera le plus souvent transféré, afin de diminuer le risque de grossesses multiples et par conséquent de complications. 

Le test de grossesse

Environ 15 jours après le prélèvement d’ovules, un test de grossesse effectué au moyen d’une prise de sang permettra de connaître l’issue du traitement.

Si le test est positif

Si le test est positif, une nouvelle prise de sang sera demandée environ 2 jours plus tard afin de s’assurer de la bonne évolution du taux d’hormone de grossesse. Également, une échographie sera programmée environ 4 semaines après le transfert pour vérifier la bonne évolution de la grossesse.

Si le test est négatif

Une consultation ultérieure avec un gynécologue du centre sera programmée afin de discuter des causes probables de l’échec et d’envisager les suites de votre traitement : transfert d’embryons congelés, nouvelle tentative, nouveau schéma…

Il est conseillé de laisser passer au moins un cycle menstruel complet avant d’envisager toute nouvelle tentative. Ce délai permet de récupérer tant physiquement que psychologiquement après le stress et les désagréments générés par le traitement et il laisse le temps de se remettre de la déception causée par l’échec de la tentative précédente.

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Mise à jour le 28 mars 2019
Créée le 2 juin 2014
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