Actualités

2016

Le centre IMAGe participe au 29e congrès d’OTIS

Du 25 au 28 juin dernier, deux pharmaciennes du Centre IMAGe, Marie-Sophie Brochet et Geneviève Fortin, ont participé au congrès annuel d’OTIS (Organization of Teratology Information Specialists) qui se tenait à San Antonio (Texas).

Elles y ont présenté quatre posters provenant de leurs recherches:

Les abrégés sont publiés dans le périodique Birth Defects Research Part A: Clinical and Molecular Teratology.

2015

Les antidépresseurs, la grossesse et le trouble du spectre de l’autisme: un document pour les femmes traitées avec un antidépresseur, et leur famille

La récente publication de l’équipe de chercheurs québécois a fait l’objet d’une couverture médiatique importante dans les derniers jours. Vous avez peut-être été alarmée par la façon dont les résultats de cette recherche ont été relayés dans les médias. Ce document vise à répondre vos questions et inquiétudes.

 

Cette étude indique-t-elle que je ne devrais pas prendre d’antidépresseurs si je planifie de devenir enceinte, si je suis enceinte ou si j’allaite ?

  • Non. Pour les mères et les familles, le traitement de la dépression et de l’anxiété durant la grossesse peut générer beaucoup d’incertitude et d’anxiété. Les études sur les effets de la dépression non traitée durant la grossesse ou celles qui abordent les traitements médicamenteux peuvent être inquiétantes. Heureusement, vous pouvez parler de votre condition personnelle avec votre médecin et dédramatiser les informations parfois angoissantes véhiculées par les médias.
  • La dépression et l’anxiété durant la grossesse et le post-partum prennent de nombreuses formes, d’où l’importance pour chaque femme de recevoir une évaluation et un traitement individualisés. Les manifestations de l’anxiété et de la dépression varient beaucoup, tout comme la sévérité, l’évolution clinique et les autres conditions médicales et psychiatriques associées. Il est important de traiter la dépression et l’anxiété durant la grossesse, ce qui peut parfois exiger de prendre un traitement médicamenteux. Les antidépresseurs sont habituellement prescrits après une considération des options non médicamenteuses. Votre médecin vous fera des recommandations en fonction de votre état spécifique en tenant compte des effets de ne pas traiter la dépression ou l’anxiété élevée durant votre grossesse.
  • On sait que le stress élevé, l’anxiété ou la dépression durant la grossesse peuvent avoir des conséquences défavorables sur le bien-être de la mère, influencer le cours de la grossesse et la naissance, entraver la préparation à la venue du bébé, augmenter le risque d’utiliser des substances nocives ou encore avoir un effet sur les relations interpersonnelles. Certaines études ont même proposé de plus grands risques que le bien-être du bébé soit affecté, que le bébé naisse prématurément ou que son développement soit atteint, sans démontrer un lien de cause à effet clair. Le risque que la dépression se poursuive ou s’aggrave durant la grossesse est présent. Mais attention, il faut se rappeler que la dépression et l’anxiété prennent de nombreuses formes durant la grossesse et que votre situation est unique.

 

Selon les médias, le risque du trouble du spectre de l’autisme (TSA) augmente de 87% avec la prise d’antidépresseurs durant la grossesse : est-ce que ça veut dire que j’ai 87% de chance que mon bébé soit atteint de TSA si je continue mon antidépresseur?

  • Non. La façon de présenter ces chiffres par les médias porte à confusion. Dans l’étude discutée dans les médias, le risque d’avoir un enfant atteint de TSA est de 0,7% chez les femmes qui ne prenaient pas d’antidépresseurs; ce risque augmente à 1,2% chez les femmes traitées avec un antidépresseur durant les deuxième et troisième trimestres de leur grossesse. Cette étude ne permet pas de savoir si c’est la prise d’antidépresseurs qui augmente ce risque, ou encore d’autres facteurs. La plupart des femmes qui ont eu un enfant diagnostiqué avec un TSA dans cette étude n’ont d’ailleurs pas pris d’antidépresseurs durant leur grossesse.

 

Est-ce que cette étude est la seule qui examine le lien entre la prise d’antidépresseurs durant la grossesse et l’autisme?

  • Non. Plusieurs autres études récentes se sont penchées sur cette question, et certaines d’entre elles ne sont pas arrivées aux mêmes conclusions. Toutes ces études comportent des limites qui compliquent l’interprétation des résultats. Le fait que les données publiées à ce jour soient contradictoires montre qu’il reste beaucoup à faire avant d’être certain que les antidépresseurs augmentent le risque de TSA.

 

J’ai entendu dire que cette étude présente des limites. Lesquelles?

  • Cette étude s’appuie sur les bases de données de la Régie de l’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) qui ne sont pas destinées en premier lieu à faire des études cliniques. Ainsi, peu de détails sont disponibles pour les nombreux facteurs, connus ou inconnus encore, qui peuvent causer le TSA (par exemple, antécédents familiaux d’autisme, âge du père, tabagisme). Aussi, plusieurs analyses statistiques ont été réalisées, et il se peut que certains résultats s’expliquent par le hasard.
  • Dans l’étude qui vient d’être publiée, il est très important de souligner qu’aucune information n’est disponible sur la façon dont les diagnostics ont été posés. Une limite commune de cette étude et des précédentes est la complexité à poser le diagnostic du TSA. Ce diagnostic exige la plupart du temps une évaluation multidisciplinaire. Certains symptômes d’un TSA peuvent parfois être mieux expliqués par d’autres conditions psychiatriques ou médicales. D’autre part, on sait aussi que les critères diagnostiques ont été élargis au cours des dernières années et que les cliniciens posent le diagnostic beaucoup plus souvent qu’il y a dix ou quinze ans, ce qui peut expliquer en partie qu’il y ait de plus en plus de cas diagnostiqués.

 

Les médias ont rapporté que la psychothérapie et l’exercice sont suffisants pour traiter la dépression et l’anxiété durant la grossesse et que les antidépresseurs ne sont pas nécessaires. Est-ce vrai?

  • Pas nécessairement. Bien que la psychothérapie et l’exercice soient des traitements efficaces pour la dépression légère à modérée, la condition clinique d’une proportion significative de patientes  peut exiger des traitements additionnels comme les médicaments.  Les choix de traitement des patientes varient. Certaines patientes ont un accès limité à des services de psychothérapie ou présentent des limitations médicales, organisationnelles ou financières qui les empêchent d’accéder ou de profiter pleinement de traitements non médicamenteux. De plus, certaines patientes continuent à souffrir de symptômes significatifs de dépression ou d’anxiété malgré la mise en place de traitements non médicamenteux reconnus. Ainsi, les antidépresseurs demeurent une option ou un complément qui peut être très utile pour traiter la dépression et l’anxiété durant la grossesse.

 

Dr Martin St-André, pédopsychiatre et professeur agrégé de clinique, chef médical, clinique de psychiatrie périnatale et du jeune enfant, CHU Sainte-Justine et Université de Montréal

Mme Brigitte Martin, pharmacienne et responsable du centre IMAGe (CHU Sainte-Justine)

Dre Irena Stikarovska, pédopsychiatre et professeur adjointe de clinique, clinique de psychiatrie périnatale et du jeune enfant, CHU Sainte-Justine et Université de Montréal

Dr Jean-Jacques Marier, pédopsychiatre et professeur adjoint de clinique, clinique de psychiatrie périnatale et du jeune enfant, CHU Sainte-Justine et Université de Montréal

Mme Josianne Malo, pharmacienne au centre IMAGe (CHU Sainte-Justine)

Mme Ema Ferreira, pharmacienne (CHU Sainte-Justine), professeur titulaire et vice-doyenne aux études de premier cycle à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal

Mme Geneviève Fortin, pharmacienne au centre IMAGe (CHU Sainte-Justine)

Avec la collaboration de Dre Tuong-Vi Nguyen (psychiatre au MUHC)

18 décembre 2015

Exposition anténatale aux antidépresseurs et troubles du spectre de l’autisme – Mise en contexte d’une étude québécoise sur ce sujet

La récente publication de l’équipe de chercheurs québécois a fait l’objet d’une couverture médiatique importante dans les derniers jours. Les femmes enceintes et les familles peuvent avoir été alarmées par la façon dont les résultats de cette recherche ont été relayés dans les médias. De nombreux cliniciens se questionnent à présent sur l’implication des résultats de cette étude sur la prise en charge de leurs patientes.

Pour mieux comprendre les résultats de cette étude et la façon de les intégrer au processus complexe d’évaluation des risques et des bienfaits d’un traitement antidépresseur durant la grossesse, il convient de décrire la méthodologie de cette étude et d’en mettre en perspective les résultats avec les autres études déjà publiées sur le sujet. Ce document s'adresse aux professionnels de la santé; un document préparé à l'intention des femmes et de leur famille est accessible ici.

Les troubles du spectre de l’autisme (TSA)

Selon les Centers for Disease Control and Prevention, la prévalence des TSA en Asie, en Europe et en Amérique du Nord est d’environ 1%. Les TSA touchent 4 à 5 fois plus les garçons que les filles.

La prévalence des TSA a augmenté, passant de 0,7% des naissances en 1992 à 1,5% des naissances en 2002. Cette augmentation s’explique entre autres par un élargissement des critères diagnostiques et par l’abaissement des seuils de sensibilité clinique pour poser le diagnostic.

Certains facteurs de risque ont été identifiés, comme l’anxiété, la dépression et d’autres troubles psychiatriques maternels, la pauvreté et un faible niveau d’éducation. Étant donné le lien existant entre les psychopathologies maternelles et les TSA, il est difficile d’isoler l’effet des antidépresseurs sur les TSA dans le cadre d’études épidémiologiques observationnelles, et donc non randomisées : on peut difficilement séparer l’indication du traitement antidépresseur.

Les données précédentes sur la prise d’antidépresseurs durant la grossesse et les TSA

L’étude québécoise n’est pas la première publication sur le sujet; c’est la plus récente d’une dizaine d’études déjà parues dans les dernières années.

Les résultats des recherches précédentes sont divergents : certaines études n’ont pas trouvé d’association entre la prise maternelle d’antidépresseurs et l’autisme :

  • Hviid et al. 2013 (Danemark, 626 875 enfants inclus dans l’étude) : pas d’association entre les antidépresseurs de type ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) et l’autisme, après ajustement pour plusieurs facteurs de confusion possibles identifiés par les chercheurs; augmentation du risque lorsque l’exposition à l’ISRS a lieu avant la grossesse, ce qui laisse présager un lien entre la condition maternelle et les TSA;
  • Sorensen et al. 2013 (Danemark, 655 615 enfants inclus dans l’étude) : pas d’association entre l’exposition aux antidépresseurs durant la grossesse et l’autisme, après restriction des analyses aux femmes avec dépression seulement;
  • Clements et al. 2015 (États-Unis, 13 273 enfants dans l’étude) : pas d’association entre l’exposition anténatale aux antidépresseurs et les TSA, après ajustement pour la dépression maternelle.

D’autres études ont trouvé des associations positives, mais présentent des résultats nuancés, et qui ne concordent pas nécessairement avec les résultats de l’étude québécoise récente, notamment en ce qui a trait au moment critique d’exposition :

  • Croen et al. 2011 (États-Unis, 298 enfants avec TSA inclus dans l’étude) : association entre la prise d’antidépresseurs et les TSA (RC 2,0 (IC95% 1,2-3,6); les résultats restent significatifs, mais seulement après une exposition au premier trimestre de la grossesse, après ajustement pour la condition psychiatrique maternelle;
  • Rai et al. 2013 (Suède, 18 524 enfants inclus dans l’étude) : association entre la prise d’antidépresseurs durant la grossesse et les TSA (RC 1,9; IC95% 1,15-3,14); les auteurs mentionnent dans leur conclusion que si l’association existe, elle expliquerait moins de 1% des cas de TSA et elle serait insuffisante pour expliquer l’augmentation de la prévalence des TSA dans la population générale;
  • Gidaya et al. 2014 (Danemark, 57 365 enfants inclus dans l’étude) : association entre la prise d’ISRS durant la grossesse et l’autisme (RC 1,8; IC95% 1,4-2,3), mais effet des ISRS presque nul lorsque l’analyse est restreinte aux mères dépressives ou souffrant d’autres maladies psychiatriques;
  • Harrington et al. 2014 (États-Unis, 966 mères participant à l’étude) : association entre la prise maternelle d’ISRS et l’autisme, mais seulement chez les garçons exposés au premier trimestre de la grossesse; effet des ISRS presque nul lorsque l’analyse est restreinte aux mères dépressives ou souffrant d’autres maladies psychiatriques.

L’étude publiée par l’équipe d’Anick Bérard

Il s’agit d’une étude de croisement de bases de données (RAMQ et MedEcho). Ces bases de données, créées à des fins administratives, permettent de colliger des informations pour de très grands échantillons. Cependant, elles ne sont pas conçues pour étudier les conséquences d’une exposition à un médicament durant la grossesse. Les données disponibles, ainsi que les covariables d’intérêt, peuvent être incomplètes (p. ex. : pas de données sur l’observance des mères à leur traitement, ni sur les habitudes de vie comme le tabagisme; les codes diagnostics utilisés pour la classification des conditions médicales ne tiennent pas compte de la sévérité de la condition ou des comorbidités). Il faut considérer ces limites lors de l’interprétation des résultats.

Dans cette cohorte incluant 145 456 enfants, le risque absolu de TSA chez les enfants est de 0,7%. Les résultats en lien avec l’exposition anténatale aux antidépresseurs sont présentés selon le moment d’exposition in utero :

  • Premier trimestre : « Hazard Ratio » ajusté : 0,84 (IC95% 0,52-1,36)
  • Deuxième et troisième trimestres : « Hazard Ratio » ajusté : 1,87 (IC95% 1,15-3,04)

Les résultats ne montrent pas d’association statistiquement significative pour une exposition aux antidépresseurs au premier trimestre de la grossesse, tandis qu’une association ressort pour une utilisation plus tard en grossesse. À noter que parmi les enfants exposés aux antidépresseurs in utero, la majorité a été exposée au premier trimestre, tandis que seulement la moitié a été exposée aux deuxième et troisième trimestres.

On peut repérer une association dans une étude épidémiologique sans que celle-ci existe vraiment, ou qu’il y ait un lien causal. Les chercheurs ont ajusté pour plusieurs variables confondantes (âge maternel, femme vivant seule, assistance sociale, éducation maternelle), mais pas pour d’autres (tabagisme et autres habitudes de vie, prise d’autres médicaments, etc.). Peu de détails sont fournis sur les covariables génétiques (p. ex. : antécédents familiaux de TSA). De plus, même si un ajustement a été fait pour l’histoire de dépression maternelle, on peut penser que les mères ayant poursuivi leur traitement toute la grossesse pouvaient souffrir d’une psychopathologie sous-jacente plus sévère (biais d’indication). Finalement, plusieurs tests statistiques ont été réalisés, sans ajustement pour les comparaisons multiples; il se peut que les associations trouvées soient le fruit du hasard.

En somme

Selon les résultats de cette étude, le risque de base d’avoir un enfant atteint d’un TSA est de 0,7% dans la population générale; ce risque augmente à 1,2% chez les femmes traitées avec un antidépresseur durant les deuxième et troisième trimestres de leur grossesse.

Cette nouvelle étude s’adresse à la communauté scientifique de chercheurs qui pourront se servir des résultats pour mieux explorer et cerner les liens complexes qui peuvent exister entre les psychopathologies maternelles et la survenue de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants. Le fait que l’ensemble des données publiées à ce jour soient divergentes, et que les élévations de risque observées dans les études positives soient souvent rendues non significatives par l’ajustement pour des variables confondantes comme la condition maternelle, montre qu’il reste beaucoup à faire avant d’être certain du lien causal entre la prise d’antidépresseurs durant la grossesse et l’autisme. La lecture de cet article devrait également se faire en parallèle avec l’éditorial publié simultanément, qui jette un regard clinique et pratique sur les implications de cette recherche.

Les cliniciens doivent connaître ces recherches, mais aussi celles qui examinent les liens entre la maladie elle-même et le déroulement de la grossesse. Devant la décision d’entreprendre ou de poursuivre un traitement antidépresseur durant la grossesse, le clinicien et sa patiente doivent tenir compte de l’ensemble des risques et des bienfaits connus à traiter, mais aussi à ne pas traiter la condition maternelle. Les risques du non-traitement des conditions anxiodépressives ont été étudiés et devraient également être présentées aux femmes et à leurs familles : les risques de rechute après l’arrêt d’un traitement sont élevés, et une psychopathologie non traitée peut être à l’origine d’une entrave au suivi prénatal, d’une altération des fonctions physiologiques (p. ex. : menace de travail prématuré), d’une entrave à la préparation concrète pour l’arrivée du nourrisson, d’une rupture du réseau social, et de la possibilité d’effets indésirables directs sur le fœtus par le passage de taux élevés de cortisol transplacentaire, d’un risque d’exposition au tabac, à l’alcool, aux autres drogues, et d’un risque de suicide et d’infanticide.

Le traitement de la dépression périnatale est complexe et multimodal. Il doit tenir compte des effets d’une condition maternelle non traitée, de la trajectoire clinique des patientes, de la sévérité de leur condition et des différentes comorbidités souvent associées à la dépression. Les approches non médicales sont très importantes dans le traitement de la dépression et de l’anxiété périnatale. Pour plusieurs patientes, la place de la psychopharmacothérapie s’avérera aussi très importante afin d’optimiser le bien-être de la patiente et prévenir les conséquences d’une condition maternelle non traitée. En raison du fort niveau d’anxiété suscité chez les patientes par les traitements psychopharmacologiques durant la grossesse, il est important que les professionnels de la santé disposent d’une vision d’ensemble concernant ces traitements et qu’ils puissent communiquer de manière efficace les avantages et les risques d’un tel traitement durant la grossesse. Comme toujours, les décisions de traitement doivent être individualisées.

La mission du centre IMAGe est de renseigner les professionnels de la santé sur l’utilisation des médicaments durant la grossesse et l’allaitement; les pharmaciennes du centre IMAGe analysent l’ensemble des données disponibles pour guider les professionnels dans l’interprétation des données et la prise de décisions éclairées pour leurs patientes. Cette étude, publiée par une équipe d’épidémiologistes québécois, doit être considérée comme une partie d’information parmi plus d’une cinquantaine d’études portant sur les antidépresseurs durant la grossesse publiées au cours des dernières années.

Les cliniciens sont invités à consulter des références cliniques qui tiennent compte de l’ensemble des données publiées et des dimensions à considérer pour guider leurs décisions.

 

Rédigé par:

Josianne Malo, pharmacienne au centre IMAGe (CHU Sainte-Justine), et l'équipe des pharmaciennes du centre IMAGe

Brigitte Martin, pharmacienne et responsable du centre IMAGe (CHU Sainte-Justine)

Ema Ferreira, pharmacienne (CHU Sainte-Justine), professeur titulaire et vice-doyenne aux études de premier cycle à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal

Dr Martin St-André, pédopsychiatre et professeur agrégé de clinique, chef médical, clinique de psychiatrie périnatale et du jeune enfant, CHU Sainte-Justine et Université de Montréal

16 décembre 2015

 

Références sélectionnées

Boukhris T, Sheehy O, Mottron L, et al. Use During Pregnancy and the Risk of Autism Spectrum Disorder in Children. JAMA Pediatr 2015. doi:10.1001/jamapediatrics.2015.3356

King BH. Assessing risk of autism spectrum disorder in children after antidepressant use during pregnancy. JAMA Pediatr 2015. doi:10.1001/jamapediatrics.2015.3493

Centers for Disease Control and Prevention. Autism Spectrum Disorder (ASD), 2015. http://www.cdc.gov/ncbddd/autism/data.html [En ligne, consulté le 15 décembre 2015]

Clements CC, Castro VM, Blumenthal SR, et al. Prenatal antidepressant exposure is associated with risk for attention-deficit hyperactivity disorderbut not autism spectrum disorder in a large health system. Mol Psychiatry 2015;20(6):727-34.

Croen LA, Grether JK, Yoshida CK, et al. Antidepressant use during pregnancy and childhood autism spectrum disorders. Arch Gen Psychiatry. 2011 Nov;68(11):1104-12.

Martin B, St-André M. Dépression et troubles anxieux. Dans : Ferreira E, Martin B, Morin C. Grossesse et allaitement : guide thérapeutique. 2e éd. Montréal : Éditions du CHU Sainte-Justine, 2013 :1017-42.

Gidaya NB, Lee BK, Burstyn I, et al. In utero exposure to selective serotonin reuptake inhibitors and risk for autism spectrum disorder. J Autism Dev Disord 2014;44(10):2558-67.

Hamilton J. A new study raises old questions about antidepressants and autism, 2015. http://www.npr.org/sections/health-shots/2015/12/14/459665937/a-new-study-raises-old-questions-about-antidepressants-and-autism [En ligne, consulté le 15 décembre 2015]

Harrington RA, Lee LC, Crum RM, et al. Prenatal SSRI use and offspring with autism spectrum disorder or developmental delay. Pediatrics 2014;133(5):e1241-8.

Hviid A, Melbye M, Pasternak B. Use of selective serotonin reuptake inhibitors during pregnancy and risk of autism. N Engl J Med 2013;369(25):2406-15.

Rai D, Lee BK, Dalman C, et al. Parental depression, maternal antidepressant use during pregnancy, and risk of autism spectrum disorders: population based case-control study. BMJ 2013;346:f2059. 

Sørensen MJ, Grønborg TK, Christensen J, et al. Antidepressant exposure in pregnancy and risk of autism spectrum disorders. Clin Epidemiol 2013;5:449-59.

Le prix « Expertise et Compétence 2015 »

21 AOUT 2015

Le centre IMAGe est fier de vous annoncer que dans le cadre du Gala Reconnaissance du CHU Sainte- Justine qui a eu lieu le jeudi 11 juin 2015 au théâtre Outremont, l’équipe du centre IMAGe a remporté le prix « Expertise et Compétence 2015 ». A  noter que depuis sa création en 1997, le centre a répondu à plus de 100 000 questions posées par les professionnels de la santé sur l’innocuité et les risques reliés à la prise de médicaments durant la grossesse et l’allaitement.

Le congrès OTIS se déroulera du 27 juin au 30 juin 2015 à Montréal

11 JUIN 2015

Le regroupement OTIS (Organization of Teratology Information Specialists) organise son 28ème congrès annuel du 27 juin au 30 juin 2015 à Montréal.

OTIS est le regroupement de différents services d’Information en tératologie essentiellement basés en Amérique du Nord et le centre IMAGe en fait partie.

Les pharmaciennes du centre IMAGe ont participé à l’organisation de ce congrès.

De plus, l’équipe du centre IMAGe participera au congrès sous la forme de trois affiches présentées le 28 juin par toute l’équipe et d’une communication orale : « The challenges of treating pain during pregnancy » présentée par Louise Cyrenne, anesthésiologiste à l’hôpital Sainte-Justine et Ema Ferreira, pharmacienne à l’hôpital Sainte-Justine et membre de l’équipe d’IMAGe,  le 30 juin 2015.

Si ce congrès vous intéresse, vous pouvez suivre le lien suivant pour avoir plus d’informations : http://www.mothertobaby.org/upcoming-meetings-s13043

2013

La nouvelle édition du guide thérapeutique "Grossesse et allaitement" est maintenant disponible

centre-image_capsule_grossesse-et-allaitement_photo.JPG 10 mai 2013

Le livre "Grossesse et allaitement: Guide thérapeutique", 2ème édition, réalisé sous la direction de trois pharmaciennes du CHU Sainte Justine: Ema Ferreira, Brigitte Martin et Caroline Morin, est désormais disponible.

"Référence indispensable destinée tant aux professionnels de la santé qu'aux étudiants, ce guide thérapeutique présente l'ensemble des modalités de traitements, des données d'innocuité et des risques liés à la prise d'une médication chez la femme qui prévoit une grossesse, qui est enceinte ou qui allaite.

En plus des notions générales concernant l'utilisation de médicaments durant la grossesse et l'allaitement, cette nouvelle édition fort attendue offre une mise à jour complète basée sur les plus récentes études, les nouvelles lignes directrices de traitements et les publications issues de la littérature scientifique. Elle contient 14 chapitres inédits qui s'attardent notamment aux produits naturels, aux problèmes obstétriques ou liés à l'allaitement, aux divers troubles neurologiques, aux dyslipidémies et aux helminthiases.

Cet ouvrage facile à consulter présente les traitements par système (cardiologie, dermatologie, endocrinologie, gastro-entéro-hépatologie, hématologie, immuno-allergologie, infectiologie, neurologie, psychiatrie, rhumatologie, et périnatalité) et les regroupe sous forme de tableaux. Il permet aux pharmaciens, médecins, infirmières et autres professionnels de la santé de rassurer et de conseiller les patientes, d'évaluer leur situation et d'identifier le traitement le plus approprié pour chaque cas donné, assurant ainsi une prise en charge des plus adéquates."

Légende de la photo:
Caroline Morin, Ema Ferreira, et Brigitte Martin lors du lancement de la 2e Édition du Guide thérapeutique

Les petits guides Grossesse et Allaitement sont maintenant disponibles

centre-image_capsule_petit-guide-grossesse-et-allaitement.jpg19 avril 2013

Le Petit guide grossesse et allaitement, dont les directrices d’édition, Ema Ferreira, Brigitte Martin et Caroline Morin, sont pharmaciennes de la Chaire pharmaceutique Famille Louis-Boivin, est destiné aux femmes qui planifient une grossesse, qui sont enceintes ou qui allaitent. Ce guide présente de l’information sur le traitement des malaises courants associés à la grossesse (nausées, brûlures d’estomac, constipation, etc.) et d’autres malaises tels la gastroentérite, les allergies, et la fièvre, entre autres. De plus, il contient des conseils sur l’utilisation des médicaments et autres produits d’usage courant, comme les vitamines, les produits de santé naturels, la caféine, et le tabac. En plus d’être utile aux femmes enceintes ou qui allaitent, ce petit livret peut aussi servir de guide aux professionnels de la santé pour conseiller leurs patientes.

Le petit guide est disponible en format électronique téléchargeable sur le site:

http://www.grossesse-allaitement-ste-justine.org

La conception graphique de ce guide a été assurée par la compagnie Duchesnay, qui en fait également la distribution et la diffusion électronique.

 

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Mise à jour le 18 décembre 2015
Créée le 21 août 2015
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