Troubles du langage

Stimuler le langage de mon enfant

Pour aider mon enfant à mieux comprendre

  • Reconnaître les comportements suggérant que l’enfant n’a pas bien compris notre message (ex. : il ne nous regarde plus, il fait le clown, il reste bouche bée, il ne fait pas ce que nous lui avons demandé ou il fait autre chose, il répète après nous sans donner de signe qu’il a vraiment compris, il nous ignore).
  • Ne pas hésiter à valider si l’enfant a compris notre message. Lui proposer notre aide s’il n’a pas bien saisi (ex. : répéter, proposer des choix de réponse, faire des gestes, démontrer, utiliser des images, etc.).
  • Quand un mot n’est pas connu de l’enfant, l’aider à comprendre:
    • en lui laissant explorer l’objet en question
    • en démontrant ce qu’on peut faire avec l’objet ou en faisant l’action en question
    • en faisant des liens avec le vécu
    • en expliquant simplement à quoi sert l’objet
  • Adapter notre langage au niveau de l’enfant (ex. : parler plus lentement, utiliser des mots connus, simplifier les phrases).
  • Être redondant pour faciliter la compréhension de nouveaux mots (ex. : « Monte en haut »).
  • Accompagner les phrases et les consignes de gestes naturels, surtout dans les nouvelles situations.
  • Mettre l’accent sur les mots importants dans une phrase, en les disant plus fort et plus lentement.
  • Ne pas avoir peur de répéter, répéter, répéter. L’apprentissage nécessite de la répétition !
  • Pour aider l’enfant à répondre aux questions, lui proposer des choix de réponse (ex. : « Le chat fait quoi ? Il mange ou il dort ? »).

Pour aider mon enfant à mieux s'exprimer

  • Mettre des mots sur ce qui attire l’attention de l’enfant.
  • Nommer les personnes et les objets du quotidien, mais aussi les actions et les mots descriptifs pour enrichir son vocabulaire.
  • Donner le bon modèle lorsque l’enfant utilise un mot imprécis (ex. : ça) ou enfantin (ex. : « kiki » pour « biscuit »).
  • Parler souvent à l’enfant de ce qu’on fait, de ce qu’il fait, ce qu’on voit, ce qu’on ressent, etc. Profiter de toutes les occasions où l’enfant est attentif pour lui faire entendre des phrases variées (ex. : « Je mange une pomme »; «Tu dessines une belle maison ! »; « Le garçon est triste, regarde, il pleure ! »; « Je pense que papa arrive, j’ai entendu la porte s’ouvrir ! »).
  • Reformuler les énoncés ou les mots qui comportent des erreurs, en mettant l’accent sur les éléments à corriger (ex. : l’enfant dit « tato », le parent dit « oui, c’est un BAteau !; l’enfant dit « mange le carotte », le parent dit «oui, il mange LA carotte ! »).
  • Allonger les énoncés produits par l’enfant, en ajoutant un élément à sa production (ex. : l’enfant dit « Le lapin mange », le parent dit « Oui, le lapin mange une carotte »).
  • Dans tous les cas, ne pas insister pour que l’enfant répète après nous. L’important, c’est qu’il entende des bons modèles.

Pour favoriser l’intérêt de mon enfant aux livres

  • Exposer l’enfant aux histoires en intégrant la lecture à la routine (ex.: lire un livre tous les soirs avant le dodo).
  • Suivre l’intérêt de l’enfant et mettre des mots sur ce qui capte son attention dans le livre.
  • Profiter du livre pour échanger avec lui : lui poser des questions, faire des commentaires, reformuler ce qu’il dit, faire des liens avec son vécu, etc.
  • Expliquer les mots plus complexes à l’enfant : répéter, faire des gestes, utiliser des synonymes, etc. Être animé, créatif et dynamique!
  • Chez les tout-petits, favoriser l’exploration des images, des textures et des sons.
  • Chez les plus vieux, solliciter leur participation lors de l’histoire. Profiter des moments de lecture pour amener l’enfant à raconter. Lire des livres où chacun décrit la page à tour de rôle, réfléchir à haute voix pour aider l’enfant à observer les détails importants sur les images (ex. : « Oh, tu as vu, la fille ne tient pas le guidon de son vélo. Qu’est-ce qui va arriver tu crois ? ») et à faire des liens entre les événements du récit.
  • Poser des questions durant la lecture sur :
    • Les personnages
    • Le lieu et le temps
    • Les événements importants (ex. : « Quel était le problème? As-tu une idée pour régler son problème ? »). Cela amène l’enfant à anticiper et l’aide à faire des liens entre les événements de l’histoire.
    • La suite de l’histoire (ex. : « Que penses-tu qu’il va se passer après ? »)
    • La fin (heureuse ou triste ?)

Ne parle pas encore

Afin de stimuler le développement du langage oral chez votre enfant, voici quelques conseils qui pourront vous aider :

  • Parlez à l’enfant de ce à quoi il s’intéresse
    Observez ce qui capte l'intérêt de l'enfant. Ses messages non verbaux (ex: mimiques, gestes, expressions faciales, regards) peuvent en dire long sur ce qu'il aime. Attendez que l'enfant initie le jeu ou la conversation. Suivez-le dans son jeu et mettez des mots sur ce qui l'intéresse.
  • Mettez-vous à la hauteur de l’enfant
    L'enfant peut ainsi plus facilement vous regarder dans les yeux. La communication avec votre enfant est alors facilitée, puisque vous êtes au même niveau que lui.
  • Attirez l’attention sur notre visage
    En sollicitant son contact visuel, vous amenez l'enfant à observer par le fait même les mouvements de votre bouche quand vous prononcez des sons. Il perçoit aussi davantage vos expressions faciales, qui peuvent l'aider à décoder vos messages.
  • Parlez à l’enfant de ce que lui ou vous faites, entendez, voyez ou ressentez.
    Ces techniques sont souvent utilisées quand l'enfant parle peu, afin de l'exposer à de bons modèles d'énoncés. De plus, ce qu'on dit peut être facilement compris par l'enfant, puisqu'il voit ce dont on parle.

    Par l'auto-verbalisation (en utilisant le pronom "je"), vous parlez à haute voix lors d'activités quotidiennes.
    Par exemple :
    • En faisant la vaisselle (ex: Je lave l'assiette. Je frotte le verre.)
    • En préparant le repas (ex: Je coupe la viande. Je brasse. Je verse du lait.)
    • Durant une promenade (ex: J'entends l'avion. Je vois un gros camion. Je sens la fleur.)
    Vous pouvez aussi employer la verbalisation parallèle (en utilisant le pronom "tu"), en mettant des mots sur ce que fait l'enfant. S'il joue silencieusement, vous pouvez décrire ses actions (ex: Tu prends une auto. Tu fais rouler l'auto. Tu ouvres la porte de garage…) Vos capterez probablement l'attention de votre enfant, puisque vous parlez de ce qui l'intéresse. Vous pouvez aussi décrire des émotions que l'enfant n'exprime pas encore avec des mots (ex: Tu es triste. Tu es fâché. Tu es tanné.), de même que des états (ex: Tu es fatigué. Tu as froid.) L'enfant apprendra par le fait même qu'on doit utiliser le "je" en parlant de soi et le "tu" en parlant de l'interlocuteur.
  • Imitez l’enfant (sons, mimiques, gestes) pour qu’il en fasse autant
    Vous pouvez imiter les sons, gestes, mimiques, expressions faciales et mots produits par votre enfant. Vous envoyez de cette façon à l'enfant le message que vous vous intéressez à lui et que vous vous mettez à son niveau. Le fait d'imiter l'enfant l'incitera lui aussi à vous imiter.
  • Tentez de reconnaître et de réagir aux tentatives de communication de l’enfant (mimiques, sons, gestes, expressions)
    L'enfant peut prendre son tour dans la conversation avec un regard, un geste, un son, puis plus tard par des mots, des groupes de mots et des phrases. Stimuler les tours de rôle, dans le jeu et la conversation, amène l'enfant à attendre son tour, tenir compte de l'autre et participer activement aux échanges.
  • Donnez à l’enfant la chance de faire des demandes
    Il est important de donner à l'enfant la possibilité de prendre les devants dans la vie quotidienne. N'allez pas au devant de ses besoins! L'enfant pourra alors se pratiquer à verbaliser ce qu'il désire. Vous pouvez occasionner des situations où l'enfant devra exprimer une demande.
    Par exemple :
    • donner un bol de céréales sans cuillère
    • mettre un objet intéressant hors de sa portée
    • mettre des objets intéressants dans un pot bien fermé
    • oublier volontairement de mettre du dentifrice sur la brosse à dents
    • se préparer pour sortir dehors et ne pas mettre tout de suite les bottes à l'enfant
  • Ne pas hésiter à répéter, répéter, répéter…
    Les enfants ont besoin d’entendre un mot à plusieurs reprises avant d’en comprendre le sens et bien le retenir. Pour certains enfants, un plus grand nombre de répétitions sera nécessaire. Plus ils vont entendre un mot associé avec un objet, une action ou un événement, plus ce sera facile pour eux de déduire le sens du mot. De la même façon, si vous lui enseignez une nouvelle structure de phrase, il est nécessaire que l’enfant l’entende le plus souvent possible. Faites-lui vivre ce que vous dites ou profitez de ce qui se passe dans son jeu.

Ne prononce pas clairement

Comment reconnaître que mon enfant a des difficultés de prononciation :

  • Il a de la difficulté à se faire comprendre.
  • Il fait souvent les mêmes transformations de sons (ex : le son « s » est transformé en « t »).
  • Il est frustré quand il ne se fait pas comprendre.

Gardez en tête que le langage s'apprend par modèles. En entendant le bon modèle, l'enfant a plus de chances de s'améliorer. Donnez un modèle verbal adapté au niveau langagier de l'enfant.

Pour corriger la prononciation d’un mot, vous pouvez employer la reformulation :

Il s'agit de redire l'énoncé de l'enfant en corrigeant toutes les erreurs. Vous pouvez mettre l'emphase sur UNE erreur à corriger.
Par exemple :

Enfant : "Le tato est do."
Parent : "Oui ! Le CHAteau est gros."
Enfant : "Papa pati."
Parent : "C'est vrai. Papa est paRti."

Ne demandez pas à l'enfant de répéter, mais il est possible de l’amener à répéter en employant les techniques suivantes :

  • Offrir un choix
    ex : L’enfant dit : « C’est un darçon. »
    Parent : « Oui ! C’est un garçon. »
    L’enfant : « Oui »
    Parent : « C’est une fille ou un garçon ? »
    L’enfant : « C’est un garçon. »
  • Laisser une phrase en suspens
    ex : L’enfant dit : « J’ai un beau tochon. »
    Parent : « C’est vrai. Tu as un beau cochon. »
    L’enfant : ne répond pas.
    Parent : « Tu as un beau … ? »
    L’enfant : « cochon »
  • Donner le 1er son du mot
    ex : L’enfant dit : « Regarde le darage ».
    Parent : « Tu as raison. C’est un garage. »
    L’enfant : « C’est ça. »
    Parent : « C’est un ga… »
    L’enfant : « garage »
  • Utiliser l’absurde
    ex : L’enfant dit : « J’ai vu une touche. »
    Parent : « Ah oui ! T’as vu une couche ! »
    L’enfant : « Oui, c’était une touche rose. »
    Parent : « Han ? Tu as vu une chaise ! »
    L’enfant : « Non  Une couche ! »
  • Poser une question
    ex : L’enfant dit : « Je veux le sat. »
    Parent : « Tu veux le sac. »
    L’enfant : « Oui »
    Parent : « Qu’est-ce que tu veux ? »
    L’enfant : « le sac »

Ne semble pas comprendre les consignes

Comment reconnaître que votre enfant n’a pas compris ?

  • Il ne vous regarde plus;
  • Il fait le clown;
  • Il ne fait pas ce que vous lui avez demandé ou il fait autre chose;
  • Il reste bouche-bée;
  • Il répète après vous sans donner de signe qu’il a vraiment compris;
  • Il est certain que les enfants qui ne veulent pas faire quelque chose peuvent faire semblant de ne pas avoir compris.  Par contre, ce n’est pas toujours le cas.  Soyez vigilant pour bien saisir la réaction de votre enfant.

Quoi faire pour améliorer la compréhension de votre enfant ?

  • Parlez lentement
  • Adaptez le niveau de langage lorsqu'on s'adresse à l'enfant
    Le langage doit être très simple mais correct.  Il est également nécessaire de répéter souvent les mêmes choses. Simplifiez vos phrases: utilisez des mots familiers; si une phrase n’est pas comprise, divisez-la en petites phrases avec des pauses entre elles.  Décrivez les activités de l'enfant en utilisant des mots simples, pour les objets familiers et des verbes conjugués, pour les actions courantes, ex.: tu manges, tu prends ton bain, tu joues, tu cours…
  • Soyez redondant (monte en haut, descend en bas, c’est petit, petit, petit)
  • Ajoutez des gestes naturels à la parole (ex.: "donne", "manger", "à moi", etc.)
    Il est aidant de pointer ce dont on parle en même temps que l'on dit le mot ou de mimer l'action dont on parle.  Cela permet d'attirer l'attention de l'enfant sur ce dont on parle et de l'aider à faire le lien entre l'objet/l'action et son nom.
  • Intégrez des photos ou des images
    Par exemple, pour faire comprendre une routine, il est possible de présenter à l'enfant des images représentant l'horaire de la journée ou d'une activité.  Lorsqu'une consigne routinière n'est pas comprise verbalement, le fait de montrer une image ou une photo à l'enfant pourra l'aider à comprendre (ex.: "on va prendre le bain" montrer une image du bain). 
  • Quand un mot n’est pas connu de votre enfant, aidez-le à comprendre :
    • en lui laissant explorer l’objet en question
    • en démontrant ce qu’on peut faire avec l’objet ou en faisant l’action en question
    • en faisant des liens avec le vécu
    • en expliquant simplement à quoi sert l’objet et en décrivant ses caractéristiques

Comment stimuler la compréhension des consignes par votre enfant ?

Vous pouvez d’abord stimuler la compréhension des consignes de type « donne-moi+objet » (parmi un choix de 3 objets devant l’enfant).

La compréhension des consignes simples routinières est aussi à stimuler. Vous pouvez donner des consignes avec des vêtements (au moment de l’habillage : «enlève ton chapeau», «donne tes mitaines»), des objets de la maison (au repas : «prends ta cuillère», «donne ton assiette»), des jouets (ex : «va chercher le ballon», «mets le camion dedans», «mets-le sur le lit») et des actions quotidiennes (ex : «assis-toi sur la chaise», «viens voir maman», «va jeter la boîte dans la poubelle»).

Vous pouvez aussi jouer à "Jean dit", dites à votre enfant que lorsqu'il entend "Jean dit", il fait ce que Jean dit de faire et il ne doit pas bouger s'il n'entend pas "Jean dit".

Exemple :

"Jean dit : Lève les bras"  -  Votre enfant doit lever les bras.
"Tape des mains"  -  Votre enfant ne doit rien faire.
"Jean dit : Ferme tes yeux et bouche tes oreilles"  -  Votre enfant doit fermer ses yeux puis boucher ses oreilles.

Ne babille pas

Comment reconnaître que mon enfant ne fait pas les sons/babillage attendus pour son âge :

  • Il s’agit d’un bébé silencieux.
  • Il fait peu de sons.
  • Il a moins de 6 mois et ne fait pas de vocalisations (ex : aaaa)
  • Il a entre 9 et 12 mois et ne babille pas encore (ex : babababa)
  • Imitez les gestes, mimiques et expressions faciales de l’enfant. Le fait d’imiter l’enfant l’incitera peut-être lui aussi à vous imiter.
  • Imitez les productions verbales de l’enfant. Il sera peut-être motivé à imiter les vôtres par la suite.
  • Utilisez beaucoup de voyelles, d’onomatopées ou de courts mots isolés, en lien avec les intérêts de l’enfant. Répétez-les souvent, dans différents contextes.
    Par exemple :
    • Voyelles : « iii » en jouant avec une souris-jouet; « ooo » en jouant avec une figurine de Père-Noël
    • Bruits des animaux : « bê » pour le mouton; « meuh » pour la vache; « miaou » pour le chat
    • Bruits de transports : « bip-bip » pour le klaxon; « tchou tchou » pour le train
    • Exclamations : oh-oh; wow; yé; boum
  • Exagérez la prononciation des mots.
  • Utilisez les sons et mots en présence de l’objet et mettez cet objet près de votre visage, pour amener l’enfant à porter attention aux indices articulatoires.
  • Positionnez-vous face à votre enfant lorsque vous lui parler.

N’est pas intéressé à la communication

Comment reconnaître que mon enfant n’est pas intéressé à la communication :

  • Il ne réagit pas quand on lui parle. Il peut avoir l’air sourd.
  • Il ne regarde pas ce que vous pointez.
  • Il ne pointe pas pour demander un objet ou de l’aide, ou attirer l’attention.
  • Il n’est pas intéressé par les autres enfants.
  • Il ne vous montre pas les jouets qui l’intéressent.
  • Il ne sourit pas en retour quand vous lui souriez.
  • Il ne vous regarde pas dans les yeux quand vous lui parlez.
  • Il n’essaie pas de vous imiter.
  • Il n’essaie pas d’attirer votre attention.

Les premières intentions de communication sont les demandes. Comment les stimuler ?

  • Laissez le temps à l’enfant de faire une demande. N’allez pas au devant de ses besoins, même si vous devinez ce qu’il veut.
  • Pour stimuler la demande « donne » :
    Présentez à l’enfant un objet et retenez-le volontairement dans vos mains, ou bien mettez l’objet convoité hors de sa portée, pour l’inciter à faire une demande d’objet.
  • Pour stimuler la demande « encore » :
    Introduisez une activité intéressante, puis arrêtez-la. Attendez quelques moments, afin d’amener l’enfant à demander la reprise de l’activité.  Vous pouvez aussi donner un jouet (ex : morceau de casse-tête) ou un aliment (ex : un seul raisin), puis attendre que l’enfant en redemande.
  • Pour stimuler la demande « aide-moi » :
    Mettez l’enfant dans une situation difficile (ex : présentez-lui un objet difficile à actionner ou à ouvrir), puis attendez, afin qu’il vous demande de l’aide. Restez près de l’enfant, pour qu’il soit porté à se diriger vers vous pour vous demander de l’aide.
  • Faites vous aussi des demandes à l’enfant (ex : donne, encore, aide-moi), afin de lui donner des modèles.

Stimuler le contact visuel peut faciliter la communication avec l’enfant. Comment le stimuler ?

  • Positionnez-vous à la hauteur de l’enfant, face à lui, lorsque vous lui parlez.
  • Privilégiez les activités qui intéressent l’enfant (ex : ses jouets préférés, jeu de coucou)
  • Placez l’objet que l’enfant convoite près de vos yeux. Attendez quelques instants avant de lui remettre l’objet. Il sera alors peut-être plus porté à vous regarder.
  • En tout temps, ne forcez pas l’enfant à vous regarder.
  • Attirez son attention en l’interpellant par son prénom ou en le touchant légèrement avant de lui parler.

Amenez l’enfant à s’intéresser au même objet que vous. Stimuler l’attention conjointe permet de développer les interactions avec l’enfant. Comment stimuler l’attention conjointe ?

  • Présentez des jouets devant l’enfant, en les mettant au besoin devant ses yeux (pour qu’il y porte attention), puis en les nommant avec enthousiasme. Vous pouvez aussi mettre l’objet près de vos yeux pour que l’enfant regarde plus facilement cet objet, puis votre visage.
  • Pointez des objets devant l’enfant, en les nommant.
  • Pointez des jouets dans une pièce, hors du champ de vision de l’enfant, tout en les nommant. Tournez au besoin l’enfant en direction du jouet pointé et amenez-le vers ce jouet.
  • Éventuellement, regardez l’objet au lieu de le pointer et observez si l’enfant dirige adéquatement son regard.

Un préalable à l’interaction consiste à respecter les tours de rôle dans le jeu. Comment les stimuler ?

  • Laissez l’enfant initier un jeu qui l’intéresse, puis prenez votre tour.
  • Jouez à des jeux nécessitant des tours de rôle (ex : faire rouler une voiture ou un ballon à tour de rôle).
  • Après avoir pris votre tour, attendez un moment pour laisser l’enfant prendre son tour. Démontrez, par votre non verbal (ex : gestes, regard) ou avec des mots (ex : Qui va jouer?) que c’est le tour de l’enfant.
  • Dans le jeu, vous pouvez diriger verbalement les tours de rôle en nommant la personne à qui c’est le tour (ex : à maman, à xxx) et en pointant cette personne.
  • Vous pouvez être deux pour amener l’enfant à jouer à tour de rôle : un adulte se met derrière l’enfant et l’amène à jouer avec l’autre adulte placé devant lui.
  • Utilisez le geste « attends » lorsque vous prenez votre tour dans le jeu.
Notes

Écrit par les membres du comité Tenue de dossier du CHU Sainte-Justine (2020).

  • Inspiré du dépliant « Les attitudes qui favorisent la communication » élaboré par Martine Paquin et Krystell Roussy (2003).
  • Inspiré de l’affiche « Les livres pour stimuler le langage » élaboré par le comité du mois de la communication du CHU Sainte-Justine (2017).
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Mise à jour le 20 octobre 2020
Créée le 13 mai 2016
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